La ménopause, un sujet tabou qu’il faudra bien briser un jour (même au Maroc)

Photo d'illustration.

La ménopause. (Photo d'illustration)

Au même titre que les menstruations, la ménopause fait partie de ces sujets qui relèvent de la sphère intime et qui à ce titre sont encore considérés comme des tabous. C’est tout du moins encore le cas au Maroc, car dans d’autres pays, le voile se lève peu à peu sur ce sujet qui contrairement à ce qu’on s’obstine à penser ne concerne pas que les femmes.

Le 18/04/2026 à 08h03

«Wili, hchouma, on ne parle pas de ces choses-là»… C’est encore la réponse que font de nombreuses femmes dès lors qu’on suggère l’idée d’ouvrir le débat sur la ménopause et d’en faire une question sociétale. Une véritable levée de boucliers féminins due tantôt à une extrême pudeur mais aussi à un sentiment teinté de honte. Et pour cause, depuis notre plus jeune âge, on nous apprend (c’est tout du moins vrai pour les milléniales et les générations précédentes) à ne pas parler de ces choses-là, à faire comme si de rien n’était, à serrer les dents en attendant que ça passe et en simulant que rien n’a changé et que tout va bien. Pourtant, ce n’est pas rien. La ménopause, c’est un véritable chamboulement hormonal qui entraîne des bouleversements qu’on ne saurait ignorer et sur lesquels la société se doit d’ouvrir les yeux.

La ménopause sous les spotlights

Aux États-Unis, depuis quelques années, le sujet est sorti de l’ombre avec l’avènement, sur le tapis rouge et à l’affiche de nombreuses productions hollywoodiennes, de stars quinquagénaires… qui font leur âge. Petit à petit, les actrices ont commencé à assumer leurs chevelures argentées, leurs rides, leurs nouvelles formes et surtout à refuser de céder aux diktats de l’industrie de la mode, des cosmétiques et du cinéma qui tentent de gommer toute forme de vieillissement. Bon passons sur Nicole Kidman, Demi Moore, les ravages de la chirurgie esthétique et les méfaits d’Ozempic… Salma Hayek en tête, certaines stars ont libéré la parole et évoquent sans sourciller le pourquoi du comment des changements physiques qu’elles ne tentent plus de gommer. Une poitrine qui devient de plus en plus imposante, une pilosité à des endroits inattendus, la cellulite qui débarque sans être invitée au même titre que les kilos qui s’installent confortablement et défient les régimes alimentaires les plus stricts et une routine sportive bien installée.

Enfin, sur la scène politique, la parole se libère aussi. Jennifer Maccarone, députée libérale au Québec en a fait la démonstration lorsqu’en pleine commission parlementaire, elle a interrompu sa prise de parole en expliquant avoir une bouffée de chaleur due à la ménopause. Ce moment, capté par les caméras, est devenu viral et la séquence cumule des millions de vues sur les réseaux sociaux, non pas parce que la chose est choquante en soi mais parce cette femme a osé parler en public d’une chose naturelle pour la première fois.

Difficile d’évoquer tout cela pour une femme, d’autant que ces changements physiques sont associés à la fin de la fertilité. Autrement dit, une date d’expiration qui arrive à terme et que certaines associent à la mort de leur féminité, de leur désirabilité, voire même à un sentiment d’inutilité. Car la question qui se pose pour beaucoup dénote du drame qui se joue en chaque femme confrontée à cette période: comment (re)définir ma féminité dès lors que je ne suis plus fertile? Car dans l’inconscient collectif, la féminité est fortement liée à la maternité. Mentalement, cette interrogation est d’une violence inouïe.

De sujet tabou à sujet de santé public

Mais venons-en maintenant au pourquoi du comment ce sujet tabou doit être pris au sérieux par la société. Car n’en déplaise aux femmes qui ne veulent pas aborder le sujet ou aux hommes qui détournent le regard– faisant mine de ne pas savoir non plus qu’ils sont aussi sujets à la ménopause masculine et qu’elle porte un nom: l’andropause– la ménopause n’est pas seulement confinée à la sphère intime de la femme mais au croisement des questions de vie conjugale, de santé publique, d’emploi et d’égalité économique. Ça paraît fantasque? Pourtant c’est loin d’être le cas.

Aux États-Unis et au Royaume-Uni par exemple, le sujet fait l’objet de nombreuses études visant à mesurer les conséquences de la ménopause sur les trajectoires professionnelles des femmes et, plus largement, sur les économies nationales. Quoi de plus logique alors que la ménopause intervient à un moment clé de la vie active. L’âge moyen, autour de 50 ans, correspond à une période où les femmes occupent souvent des postes à responsabilité ou atteignent un pic de carrière. C’est à ce même moment qu’elles vont devoir faire face à des symptômes pour le moins handicapant –fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration– qui impactent directement leur moral et la productivité au travail. Attention, il ne s’agit pas ici de faire un raccourci malvenu et d’en déduire que les quinquagénaires sont moins efficaces que leurs homologues masculins. Déjà qu’on a du mal à briser les plafonds de verre, il n’est pas question de se saborder en plus en tendant le bâton pour se faire battre. L’idée est plutôt de soulager ces femmes en prenant en compte ce passage de leur vie, comme on le fait pour la grossesse d’une femme avec les congés maternité, pour les femmes allaitantes en aménageant leurs horaires par exemple, et dans certains pays, en allant jusqu’à établir des congés lors des menstruations parce que oui, ça fait très mal.

Preuve que le sujet n’est pas anodin, le World Economic Forum s’est penché sérieusement sur la question. Dans un article publié sur sa plateforme, Helen Tomlinson, responsable de l’emploi pour les femmes ménopausées au sein du gouvernement britannique et directrice des talents (l’intitulé de son poste en dit long sur la manière dont le sujet est pris au sérieux), s’interroge sur la manière dont la ménopause affecte les femmes au travail et ce qu’il convient de faire pour les soutenir.

Au Royaume-Uni, où les femmes ménopausées représentent la part la plus importante de la population active et sont considérées comme des modèles pour les jeunes recrues, on constate encore qu’elles manquent du soutien nécessaire pour gérer les symptômes de la ménopause, et on remarque surtout que cela conduit nombre d’entre elles à réduire leurs responsabilités professionnelles ou à quitter définitivement le marché du travail. En tête de liste de ces symptômes non considérés dans la sphère du travail: maux de tête, bouffées de chaleur et fatigue. Du côté des répercussions sur la santé mentale? Changements d’humeur ou encore diminution de l’estime de soi. On apprend ainsi que parmi les femmes âgées de 45 à 55 ans présentant des symptômes de la ménopause, un pourcentage alarmant de trois cinquièmes (59%) déclarent subir des répercussions négatives de ces symptômes sur leur lieu de travail.

Le World Economic Forum estime ainsi que 14 millions de journées de travail sont perdues chaque année en raison de la ménopause et de la périménopause, et qu’en 2022, une femme sur dix souffrant de symptômes ménopausiques avait quitté son emploi. Une étude statistique menée par Oxford Economics suggère par ailleurs que le coût du remplacement d’une femme qui cesse de travailler en raison de symptômes ménopausiques, difficiles à gérer, dépasse 30.000 £.

Si le sujet n’est pas pris au sérieux partout, c’est une réalité qui concerne tous les pays, car quand bien même il y a autant de ménopauses que de femmes, les implications de ce changement hormonal sont mesurables. C’est la raison pour laquelle, toujours au Royaume-Uni, il existe une commission parlementaire britannique des femmes et de l’égalité sur la ménopause au travail! Laquelle commission formule régulièrement des recommandations importantes à l’intention des décideurs politiques afin de peser sur l’élaboration de politiques modèles relatives à la ménopause et applicables dans toutes les organisations du pays.

Concrètement, à quels types de mesures s’attendre? Des modalités de travail plus flexibles, la lutte contre la stigmatisation, la sensibilisation des employés à travers le partage d’expériences dans le cadre de webinaires de formation, des outils de documentation… En adoptant ce type de mesures, et en ouvrant tout simplement le débat, on s’ancre un peu plus dans une culture d’égalité des sexes. La chose est d’autant plus importante que contrairement à la croyance commune, la ménopause ne commence pas à l’arrêt des règles ni à 50 ans. Les dix années qui la précèdent –la périménopause, encore largement ignorée– constituent une fenêtre déterminante et un véritable levier de santé publique. Investir dans la prévention et la sensibilisation dès cette période permettrait ainsi de réduire significativement l’intensité des symptômes et leurs impacts à long terme.

Au Maroc, le changement est en marche

Vu du Maroc, le sujet peut paraître futile. Car en matière d’égalité des sexes et de parité –d’ailleurs on attend encore la nouvelle version de la Moudawana!–, il y a déjà tant à faire du côté des droits des femmes. Alors si en plus il nous faut désormais tenir compte des symptômes de la ménopause, on ne va pas s’en sortir, avancent déjà certain(e)s. Certes, il y a encore du pain sur la planche, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit continuer à fermer les yeux sur ce problème, car on peut tout aussi bien sauter dans le train déjà en marche du changement.

C’est ce qu’a décidé de faire Narjiss Mossadak, une Marocaine de 49 ans, que rien ne prédestinait à se poser un jour ce type de questions, et encore moins, à se former pour devenir coach en péri/ménopause & santé féminine 35+. Oui, oui, ça existe. Cette entrepreneuse à la silhouette filiforme, mordue de sport, a vu un jour sa vie littéralement basculer avec vingt et un kilos en plus sur la balance, un moral en dents de scie, un corps qui ne supporte plus qu’on lui dicte sa conduite… La rigueur qu’elle avait toujours appliquée à son quotidien n’avait absolument plus aucun effet sur son organisme et son mental. Il lui a fallu traverser un véritable parcours du combattant, passant d’un expert à un autre, d’un gynécologue à un endocrinologue en passant par un nutritionniste et un psy pour enfin comprendre ce qui clochait: la ménopause, et avant cela la périménopause. Depuis que le mot est lâché, tout s’est éclairé pour Narjiss Mossadak qui a enfin pu se comprendre elle-même, agir en circonstance et décider de mettre son savoir et son expérience au service des autres femmes à travers un programme ultra complet et un accompagnement sur mesure.

Sur un compte Instagram, elle partage régulièrement un abondant contenu fait de conseils pour mieux braver cette épreuve dans la vie d’une femme et surtout mettre en pièces les idées reçues, comme celle selon laquelle il faudrait accepter de voir son corps changer comme une fatalité et les désagréments qui vont avec (douleurs…). Pour elle, hors de question de subir et c’est précisément le message qu’elle fait passer en déployant un riche contenu pédagogique ultra instructif. On apprend ainsi comment être à l’écoute de ce corps qui ne fonctionne plus de la même façon, comment le comprendre, décoder son nouveau langage, ses nouveaux besoins et pour ce faire, comment changer son alimentation, quels sports pratiquer, etc. En plus de ce compte Instagram qui fait véritablement office de bible de la périménopause et de la ménopause, Narjiss Mossadak est tout à l’écriture d’un livre dédié à ce vaste sujet et travaille à l’accompagnement sur mesure de femmes qui ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de ne plus subir leur ménopause. Entretien.

Narjiss Mossadak.

Quelles sont les premières réactions que vous récoltez en évoquant votre nouvelle vocation, chez les femmes comme chez les hommes ?

Les réactions sont très diverses et surtout très révélatrices de ce qui entoure encore ce sujet: le tabou, la pudeur, le “hchouma” et des années de conditionnement à ne pas en parler. Ce qui m’a le plus frappée au début, c’est que les réactions les plus vives, parfois les plus violentes, viennent des femmes elles-mêmes, comme un ressentiment ou un reproche d’aborder le sujet, comme si le fait de mettre des mots allait le rendre réel.

Mais dès que certaines commencent à vivre cette période, tout change. J’entends alors surtout des remerciements, des femmes qui me disent se sentir moins seules et comprendre enfin ce qui leur arrive. Car on parle d’un véritable tsunami hormonal, qui impacte le corps, le mental et l’énergie, bien au-delà des clichés.

Du côté des hommes, la réaction initiale oscille souvent entre amusement et étonnement. Puis, une fois le sujet posé, les choses évoluent. Mon objectif est simplement d’ouvrir la discussion, de la rendre compréhensible et de rappeler qu’on n’est pas obligée de subir, et que si la ménopause est obligatoire, la souffrance, elle ne l’est pas.

On pense souvent qu’il faut s’adresser à un gynécologue pour être accompagnée. Est-ce vraiment la personne la plus appropriée?

La vraie question n’est pas tant la spécialité que la compréhension et la sensibilité du praticien. La ménopause reste encore très peu abordée dans le cursus médical, y compris en gynécologie, parfois en seulement quelques heures, comme le rappelle le Dr Michel Mouly. Quant à la périménopause, elle est encore plus méconnue, alors même qu’il s’agit de la phase la plus complexe et souvent la plus mal diagnostiquée.

Des médecins comme le Dr Marie-Claire Haver montrent d’ailleurs qu’une formation spécifique est nécessaire, même pour les gynécologues. Ces derniers restent essentiels, mais ne suffisent pas toujours: endocrinologues, internistes ou autres spécialistes peuvent être tout aussi pertinents, à condition d’être formés et à l’écoute.

La ménopause est un bouleversement hormonal global, qui affecte l’ensemble du corps, du cerveau aux articulations en passant par le métabolisme. Cela explique ces effets de «montagnes russes» physiques, mentales et émotionnelles.

Le suivi médical est indispensable, voire vital, avec des bilans réguliers. Mais il ne suffit pas, même en cas de traitement hormonal. L’adaptation du mode de vie –alimentation, sommeil, gestion du stress, activité physique– est un levier fondamental pour mieux vivre cette transition et préserver sa santé à long terme. Les deux approches sont complémentaires. Enfin, la ménopause ne marque pas la fin du suivi gynécologique, bien au contraire.

Quels sont les fondements de votre approche et en quoi fait-elle la différence?

Mon approche est avant tout incarnée, née du vécu et non de la théorie. J’ai traversé une ménopause brutale, l’errance médicale, le jugement, les tabous et la culpabilisation, y compris dans des accompagnements coûteux où l’on me faisait comprendre que le problème venait de moi.

Je n’ai pas accepté cette situation. À 40 ans, je ne pouvais pas me résoudre à vivre avec une prise de poids importante, des douleurs et un corps qui m’échappait en me disant que c’était «normal». J’ai cherché, testé, compris, rechuté, mais surtout je me suis relevée, encore et encore.

Cette expérience a forgé une posture: refuser de subir et croire qu’il existe des solutions. Sortir des affres de la ménopause est un marathon, qui demande patience et endurance, d’autant que ma génération n’a pas bénéficié de prévention.

Aujourd’hui, cela me permet d’accompagner sans juger, de reconnaître des signaux parfois atypiques et de rassurer sans minimiser. Mon approche repose sur une expertise exigeante mais jamais rigide, fondée sur l’adaptation plutôt que sur des protocoles figés.

Elle est holistique, humaine et individualisée: la ménopause est une transformation globale, et chaque femme la vit différemment. J’avance de manière progressive, avec des ajustements réalistes, en sortant du “tout ou rien” pour privilégier les petits pas et les progrès durables.

Le point de départ est toujours le même: se réconcilier avec son corps, ses émotions et soi-même, cesser de culpabiliser et apprendre à comprendre et soutenir son organisme. Il ne s’agit pas d’une solution temporaire, mais d’un mode de vie adapté, durable et ancré dans la réalité, qui permet progressivement de retrouver énergie, sommeil, équilibre et mieux-être.

Dispose-t-on de données chiffrées au Maroc sur l’impact de la ménopause?

À ce jour, il n’existe pas de données structurées fiables sur la périménopause et la ménopause au Maroc. On sait néanmoins que la périménopause dure en moyenne entre 7 et 10 ans, parfois davantage, et que l’âge moyen de la ménopause se situe autour de 48 ans. Les premiers signes peuvent apparaître dès 35 ans.

Cela représente environ 6 à 7 millions de femmes, ce qui montre que le sujet est loin d’être marginal, bien qu’il reste largement invisibilisé. L’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de mesurer que de faire émerger le sujet et de développer la prise de conscience.

La ménopause est encore trop souvent réduite à l’arrêt des règles, à la prise de poids ou aux bouffées de chaleur, alors que ses effets sont bien plus larges: fatigue, troubles cognitifs, anxiété, douleurs, troubles du sommeil ou baisse de libido.

Les perceptions et les réponses varient fortement selon le niveau d’éducation, le contexte socio-économique et les normes culturelles, créant un décalage entre le besoin réel et la demande exprimée.

Dans les pays qui ont commencé à mesurer ces impacts, comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Canada, les coûts se chiffrent en milliards, en raison notamment de l’absentéisme, de la baisse de performance, du désengagement et de la perte de talents. Ne pas traiter le sujet a donc un coût humain, économique et sociétal considérable.

Quelles seraient vos suggestions aux décideurs et aux employeurs marocains?

Sans prétention ni posture moralisatrice, mon engagement vient avant tout de mon vécu et des conséquences que j’ai traversées pendant près de sept ans. Aujourd’hui, ma démarche consiste à partager, alerter et sensibiliser, afin d’éviter à d’autres femmes de vivre cette période dans l’isolement, la douleur, la fragilisation, la culpabilité et la détresse.

Il s’agit aussi de mettre en lumière l’impact économique réel de ces enjeux. Lorsque des millions de femmes sont fragilisées à un moment clé de leur vie, les répercussions dépassent la sphère individuelle pour devenir économiques et organisationnelles.

Dans cette dynamique, j’organise une première conférence dédiée à la périménopause et à la ménopause, le 14 mai à l’hôtel Dawliz à Rabat, aux côtés du Dr Nadia Abed. L’objectif est d’apporter de la clarté, de démystifier et d’ouvrir la parole sur ces sujets encore peu adressés.

Un dernier mot pour ceux qui estiment que ce sujet n’a pas sa place au Maroc?

Si l’on affirmait que la puberté ou la grossesse n’ont pas leur place dans la société, cela semblerait absurde. Pourquoi en serait-il autrement pour la ménopause?

C’est une réalité biologique naturelle qui concerne toutes les femmes. Celles qui atteignent cet âge y seront confrontées, et j’insiste sur ce mot: c’est un privilège. Vieillir est une chance.

Considérer la ménopause comme un sujet occidental ou élitiste est totalement déconnecté de la réalité. L’ignorer n’en atténue ni les effets ni les conséquences.

Que le sujet dérange est compréhensible, tant il a été invisibilisé pendant des siècles. Mais affirmer qu’il n’a pas sa place aujourd’hui relève, selon moi, d’une véritable illusion.

Par Zineb Ibnouzahir
Le 18/04/2026 à 08h03