Pour la saison du Hajj 2026 (1447 H), l’Arabie saoudite a mis en place un dispositif de contrôle très strict pour encadrer le pèlerinage. Ces nouvelles mesures, relayées par le ministère des Habous et des Affaires islamiques, visent avant tout à garantir la sécurité des millions de fidèles et à éviter les drames liés à la surpopulation ou à la chaleur extrême constatés lors des années précédentes.
L’accès aux lieux saints de La Mecque est désormais strictement filtré. Pour franchir les points de contrôle, chaque pèlerin doit impérativement présenter une autorisation officielle. Pour les étrangers, cela se traduit par l’obtention d’un visa Hajj spécifique, lequel permet de générer la carte «Nusuk».
Cette carte, disponible en format physique ou numérique et remise aux pèlerins avant qu’ils ne quittent leurs pays, constitue désormais le seul sésame autorisé pour accéder à l’enceinte d’Al Masjid Al Haram ainsi qu’aux sites de Mina, Arafat et Mouzdalifa. Sans ce document, l’entrée est systématiquement refusée.
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Sur le terrain, les autorités saoudiennes appliquent une politique de tolérance zéro. Le dispositif de surveillance a été musclé par une multiplication des points de filtrage et une numérisation intégrale des permis via la plateforme Absher.
Les sanctions prévues pour les contrevenants ont été durcies afin de décourager toute tentative de pèlerinage clandestin. Toute personne interceptée sans permis officiel s’expose à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans et à des amendes colossales atteignant 10 millions de riyals saoudiens (environ 24,7 millions de dirhams).
Pour les intermédiaires ou les organisateurs de séjours illégaux, les mesures prévoient également l’expulsion immédiate et une interdiction de territoire à long terme.
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Pour les pèlerins marocains voyageant dans le cadre réglementaire, cette réorganisation s’accompagne toutefois de mesures de facilitation. Le programme «Route de La Mecque», qui a déjà fait ses preuves à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, sera officiellement étendu à l’aéroport de Rabat-Salé dès le 4 mai 2026.
Ce service permet de finaliser l’ensemble des formalités de police et de douane avant le décollage, assurant un gain de temps précieux dès l’arrivée en Terre Sainte. Près de la moitié des pèlerins du Royaume pourront ainsi bénéficier de ce corridor simplifié.
Cette réorganisation touche aussi le secteur aérien. Pour répondre à une demande mondiale record, les compagnies aériennes ont massivement augmenté leur capacité de transport. L’objectif est d’assurer un flux fluide de voyageurs tout en veillant à ce que chaque pèlerin puisse bénéficier des services essentiels, tels que l’hébergement et l’assistance médicale, qui sont désormais exclusivement réservés aux porteurs de permis officiels.




