Le tribunal de première instance de Fès poursuivra le 19 août, l’examen d’une complexe affaire d’escroquerie, impliquant une femme et un homme ainsi que d’autres complices. Les deux principaux mis en cause dans cette affaire procédaient à la création de sociétés fictives aux noms d’autres personnes qui leur signaient, sans qu’elles ne l’aient compris, des procurations pour les gérer. Ensuite, ils effectuaient des transactions commerciales et obtenaient des crédits de manière frauduleuse auprès de banques ou d’autres organismes de financement, relaie Assabah de ce jeudi 13 août. Le report du procès au 19 août, a été décidé par la cour, lors de la dernière audience, pour convoquer d’autres personnes impliquées dans cette affaire, indiquent les sources du quotidien.
Parmi les personnes convoquées, précisent les sources du quotidien, figure «un homme qui a été manipulé par son gendre pour ouvrir un compte bancaire, avant de l’accompagner à Casablanca pour lui faire signer des papiers, qui se sont avérés plus tard être nécessaires à la création d’une entreprise, et non à l’acquisition d’un appartement comme cet escroc le lui avait fait croire».
Malgré cette première escroquerie qui a été éventée, poursuit le quotidien, ce même individu «est parvenu à le convaincre une deuxième fois de l’accompagner chez les responsables d’une entreprise de vente de voitures pour lui faire signer d’autres documents, dans le but d’acquérir un véhicule à crédit». C’est à ce moment là que «la victime a appris que son gendre était activement recherché par les services sécuritaires compétents, avant de comprendre qu’il utilisait le compte bancaire de l’entreprise muni d’une procuration en vue d’acquérir des véhicules à crédit».Selon le quotidien, il s’agit d’un réseau criminel qui manipulait ses victimes en leur faisant signer des documents pour créer des sociétés fictives et des procurations, afin qu’il puisse effectuer des opérations, comme le fait d’émettre des chèques et de contracter des crédits.




