Exode rural: attaquer le mal à la racine

Un bidonville.. DR

Revue de pressePour mettre un terme à l’exode rural et à ses conséquences désastreuses sur les villes et leurs environs, l’éditorialiste du quotidien Al Akhbar, dont provient cette revue de presse, souligne la nécessité d’investir dans les zones rurales reculées et précaires, tout en assurant le suivi des programmes de développement et la mise en application du principe constitutionnel de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.

Le 29/11/2024 à 22h32

L’exode rural prend de l’ampleur en raison du manque d’efficacité des projets de développement lancés dans les zones rurales reculées.

En effet, «le manque d’infrastructures de base, les problèmes du chômage, l’augmentation du taux d’abandon scolaire, surtout parmi les filles, compliquent la vie des familles qui travaillent dans le secteur informel et comptent sur une agriculture nourricière qui ne répond plus à leurs besoins vitaux», fait remarquer le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 30 novembre et 1er décembre.

Dressant ce constat qui interpelle à plus d’un titre, Al Akhbar s’est interrogé sur le sort des programmes de développement ciblant ces zones reculées et qui ont coûté des milliards au budget de l’Etat.

Certes, écrit Al Akhbar, «il y a des efforts déployés par le gouvernement, en application des orientations royales en matière de développement rural mais les résultats restent en deçà des attentes des habitants de ces zones reculées, surtout dans les domaines de l’éducation, de raccordement au réseau électrique, de l’alimentation en eau potable, de l’irrigation, des équipements et des services publics».

Cet état de fait, souligne le quotidien, nécessite la mobilisation d’enveloppes budgétaires importantes, tout en définissant les zones d’intervention et la mise en place de stratégies de développement claires sur la base de données réelles.

En parallèle à ces actions, le quotidien souligne la question du suivi et de la mise en application du principe constitutionnel de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes. C’est ainsi, conclut Al Akhbar, que le phénomène de l’exode rural pourrait être freiné, évitant ainsi aux villes les bidonvilles, les ceintures de précarité, la criminalité et d’autres fléaux sociaux.

Par Mohamed Younsi
Le 29/11/2024 à 22h32

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Les populations rurales et montagneuses nécessitent en premier lieu l'eau de l'irrigation. Nos montagnes du Haut Atlas souffrent d'un manque de barrages hydroélectriques. Des crues dévastatrices qui se terminent dans les sables du désert et des années de sécheresse poussent la jeunesse à se réfugier dans les plaines atlantiques bénéficiaires des investissements colossaux de l'État. Équipons nos montagnes de vrais barrages et d'installations hydrauliques pour encourager nos jeunes à continuer à vivre dans nos immenses espaces du Grand Sud-est. Un autre problème à soulever est le manque de voies ferrées dans ces territoires du Grand Sud-est. Cette situation empêche les visites et les retours réguliers des familles dans la région.

Messieurs les bien penseurs qui voient l’exode rurale comme un problème pour les villes, allez vivre à la campagne et vous allez voir ce que c’est : pas d’hôpital, des routes catastrophiques qui datent parfois de la colonisation et l’école est à quelques km ... Nous avons du mal à ramener nos enfants pour visiter nos familles à la campagne et visiter les tombeaux de leurs grands-parents tellement les routes sont impraticables parfois. Partez de Fès pour aller Oulad Ayd (province de Séfrou ou de Fès) allez à Touabaa province de Taounate, on a colmaté les brèches de la route qui date depuis la colonisation (informations été dernier). J'aime mon Pays le Maroc, j'aimerais que tous les marocains et marocaines puissent profiter de son développement et de sa richesse.

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