Exclusif. «Mes succès sont porteurs d’espoir et de détermination pour les Marocains, plus particulièrement les femmes», assure l’alpiniste Hind Zemmama

L’alpiniste Hind Zemmama arborant le Ouissam de la Récompense nationale qu’elle a reçu des mains du roi Mohammed VI à Tétouan lors de la Fête du Trône. (Y.Mannan/Le360)

Le 06/08/2026 à 15h16

VidéoDécorée du Ouissam de la Récompense nationale qu’elle a reçu des mains du roi Mohammed VI à l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Fête du Trône pour avoir gravi six des sept plus hauts sommets de la planète, Hind Zemmama se confie sur le difficile équilibre à trouver entre son rôle de mère et sa passion de l’alpinisme. Les détails.

Invitée d’une émission spéciale de Le360, Hind Zemmama considère que le Ouissam de la Récompense nationale, ordre d’officier, qu’elle a reçu des mains du Roi Mohammed VI à Tétouan, lors de la Fête du Trône, constitue un vibrant hommage aux réalisations de la femme marocaine, ainsi qu’une reconnaissance de son parcours sportif exceptionnel.

Celle qui a fait ses premières armes au mont Toubkal, au Maroc, est âgée de 51 ans et mère de trois enfants. C’est une femme armée d’un courage extraordinaire qui lui a permis d’escalader, en dépit des contraintes, six des sept plus hauts sommets du monde.

Elle a ainsi gravi le mont Everest, au Népal, à 8.849 mètres d’altitude, le mont Denali, aux États-Unis, à 6.190 mètres, l’Aconcagua, en Argentine, à 6.962 mètres, le mont Elbrouz, en Russie, à 5.643 mètres, le Kilimandjaro, en Tanzanie, à 5.895 mètres, et la pyramide de Carstensz, en Indonésie, à 4.884 mètres.

Bien que l’Everest exige d’affronter le manque d’oxygène et des conditions climatiques extrêmes, Hind a désigné le Denali, en Alaska, comme le sommet le plus éprouvant de son parcours.

«J’ai subi de fortes pressions psychologiques et physiques, dues à un froid polaire extrême et à un parcours particulièrement engagé», a-t-elle affirmé lors de l’entretien, avant d’ajouter que chaque expédition est le fruit «d’une préparation rigoureuse impliquant un encadrement médical, un entraînement physique intensif ainsi que le soutien inconditionnel de ma famille et de mon entourage».

À la question de savoir comment elle a pu concilier sa passion pour l’alpinisme avec ses responsabilités de mère et son travail, Hind Zemmama répond que «ma maturité me permet de trouver l’équilibre entre mes différentes responsabilités grâce à une gestion rigoureuse du temps, à la persévérance et à une foi profonde». À travers ses expéditions éprouvantes, Hind a souhaité transmettre aux jeunes «des valeurs de travail, de discipline et d’effort», rappelant «qu’il faut retrousser ses manches».

Elle rappelle que la beauté d’un sommet ne s’obtient qu’au prix d’immenses sacrifices physiques et psychologiques.

Pour son prochain challenge, Hind a affirmé qu’elle se prépare à s’attaquer au sommet du Pôle Sud, le massif Vinson, en Antarctique. Cette ultime étape, qui requiert une logistique et une préparation physique colossales, sera le couronnement de son aventure alpine.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 06/08/2026 à 15h16