Des étudiants subsahariens célèbrent l’Aïd al-Adha à Oujda dans une ambiance marocaine authentique

À Oujda, des étudiants subsahariens célèbrent l’Aïd al-Adha grâce à une mobilisation solidaire. (M.Chellay/Le360).

Le 27/05/2026 à 15h17

VidéoÀ l’occasion de l’Aïd al-Adha, un élan de solidarité s’est organisé à Oujda autour d’étudiants subsahariens loin de leurs familles. Portée par des associations, des institutions et plusieurs bienfaiteurs, cette initiative a permis à de jeunes originaires de 22 pays de célébrer la fête dans une ambiance marquée par le partage, la fraternité et les traditions marocaines.

Des étudiants subsahariens de confession musulmane installés à Oujda ont célébré l’Aïd al-Adha dans une atmosphère empreinte de spiritualité, de fraternité et de solidarité, grâce à des initiatives portées par des associations, des institutions et des bienfaiteurs.

Originaires de 22 pays d’Afrique subsaharienne, ces étudiants ont partagé les traditions marocaines liées à cette fête religieuse dans une ambiance collective marquée par les valeurs de coexistence et d’entraide propres à la société marocaine.

À cette occasion, des moutons ont été mis à leur disposition et une célébration commune a été organisée afin d’offrir à ces jeunes un moment de convivialité, malgré l’éloignement de leurs familles et de leurs proches.

Dans une déclaration pour Le360, Ibrahim Maman Galadima, président de l’Union des étudiants étrangers musulmans à Oujda, a souligné que l’Aïd al-Adha constitue un moment fédérateur réunissant des musulmans de différentes cultures et nationalités. Selon lui, l’ambiance vécue cette année par les étudiants reflète pleinement l’esprit de solidarité et de fraternité qui caractérise le Maroc.

Le responsable associatif a également insisté sur la dimension universelle de cette célébration. «Cette occasion ne concerne pas uniquement les musulmans. Des non-musulmans participent également à cette ambiance de fraternité et de solidarité», a-t-il affirmé, estimant que ce type d’initiatives véhicule des valeurs humaines qui dépassent les frontières et les appartenances.

Ibrahim Maman Galadima a enfin exprimé sa gratitude envers l’ensemble des bienfaiteurs et partenaires ayant contribué à la réussite de cette initiative. Il a notamment salué le soutien du Centre des études et recherches humaines et sociales d’Oujda, ainsi que celui des différents acteurs mobilisés pour offrir aux étudiants étrangers résidant dans la capitale de l’Oriental un Aïd placé sous le signe de la dignité et du partage.

De son côté, Yamina Oufkir, coordinatrice de cette initiative, a expliqué que l’organisation de cette célébration au profit des étudiants étrangers musulmans a nécessité d’importants efforts de coordination entre plusieurs intervenants.

Elle a indiqué que le Conseil régional des Ouléma dans l’Oriental poursuit, pour la deuxième année consécutive, son appui à cette opération à travers la mise à disposition de moutons de qualité et l’accueil de la célébration au sein de l’école Benaddi de mémorisation du Coran.

La responsable a ajouté que cette initiative s’est déroulée dans une atmosphère marquée par l’esprit religieux et les valeurs de solidarité sociale.

Une mobilisation collective

Yamina Oufkir a également mis en avant l’implication de plusieurs partenaires dans la réussite de cette initiative. Parmi eux figurent l’Université Mohammed Premier d’Oujda, qui a offert quatre moutons, le Centre des études et recherches humaines et sociales d’Oujda pour l’accompagnement organisationnel, ainsi que l’Association du bénévolat et du développement.

Un membre de la communauté marocaine résidant à l’étranger, de même qu’un traiteur habitué à soutenir les activités de l’association, ont également contribué à cette action solidaire.

Au total, 13 moutons ont été mobilisés pour cette célébration, un chiffre que la coordinatrice juge particulièrement significatif dans un contexte marqué par la forte hausse des prix des ovins. Selon elle, cette mobilisation témoigne de l’attachement de la société marocaine aux valeurs de générosité, de partage et de solidarité, notamment envers les étudiants étrangers ayant choisi le Royaume comme terre d’accueil et de formation.

Par Mohammed Chellay
Le 27/05/2026 à 15h17