Avec sa disparition, le Parti de l’Istiqlal perd l’une de ses figures historiques. Abdelhak Tazi avait consacré une grande partie de sa vie à l’action politique et aux responsabilités publiques.
Né à Fès en 1939, Abdelhak Tazi appartenait à cette génération de Marocains qui ont participé, dans les premières années de l’indépendance, à la construction des institutions et de l’administration du pays. Ingénieur agronome formé notamment à Paris, il a commencé sa carrière dans le domaine du développement agricole et rural.
Il a notamment participé à la préparation et à la mise en œuvre du premier plan quinquennal du Maroc indépendant, avant d’occuper plusieurs responsabilités dans l’administration agricole. Il a également dirigé l’Office national du conseil agricole (ONCA).
Parallèlement à son parcours professionnel, Abdelhak Tazi s’est engagé très tôt au sein du Parti de l’Istiqlal. Il intègre la direction du parti à l’occasion de son VIIe congrès, en 1965, puis devient, en 1969, secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne. Il restera pendant plus de quatre décennies parmi les cadres et dirigeants de la formation fondée autour de la figure d’Allal El Fassi.
Son parcours politique le conduit également vers les responsabilités gouvernementales. À partir de 1977, il fait son entrée au gouvernement et occupe plusieurs fonctions jusqu’au milieu des années 1980.
Il est ainsi nommé secrétaire d’État chargé de la Formation des cadres dans le gouvernement d’Ahmed Osman, fonction qu’il conservera dans les gouvernements suivants.
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Après son passage au gouvernement, Abdelhak Tazi poursuit son engagement politique et devient une personnalité importante du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Il a notamment présidé le groupe de l’Unité et de l’égalitarisme à la Chambre des représentants, avant d’exercer également des responsabilités à la Chambre des conseillers.
En 2015, Abdelhak Tazi a publié ses mémoires sous le titre «Mémoires dans le militantisme national, politique et diplomatique», en collaboration avec le journaliste Tamim Benghmouch.
Dans cet ouvrage, conçu à partir d’un long entretien journalistique, il revient sur son parcours professionnel, son engagement au sein de l’Istiqlal, ses années au gouvernement ainsi que sur plusieurs épisodes de l’histoire politique marocaine avant et après l’indépendance.
Avec sa disparition, ce mercredi à Rabat, s’éteint ainsi une personnalité qui aura traversé plusieurs périodes de la vie politique marocaine, de la construction du Maroc indépendant aux transformations de la scène partisane et parlementaire contemporaine.




