Dans un communiqué, le Consulat général du Maroc à Madrid affirme avoir pris contact avec les autorités locales espagnoles. Celles-ci lui ont confirmé qu’à 15h00 heure locale, aucune victime de nationalité marocaine n’a été enregistrée dans cet accident.
La représentation consulaire précise agir dans le cadre du suivi de la situation des Marocains résidant dans sa circonscription. Elle a décidé de créer une cellule de crise. Cette structure doit suivre tous les cas nécessitant une assistance, assurer la coordination avec les autorités locales et recueillir les signalements de personnes disparues.
Le consulat a communiqué un numéro destiné aux Marocains qui auraient besoin d’aide ou qui souhaiteraient signaler un proche porté disparu. Il s’agit du +34 620 16 29 19. Les autorités espagnoles ont, de leur côté, ouvert trois lignes pour les familles des victimes en quête d’informations sur leurs proches, les 900 10 10 20, 655 286 975 et 900 001 403.
Au moins 68 morts
La collision, qui a fait au moins 68 morts, s’est produite à 08h53 (07h53 GMT), à environ 150 km au sud de Madrid, près de la station d’Urda, dans la région de Castille-La Manche. Elle a opposé un train de la compagnie Iryo et un train de la Renfe.
Ambulanciers, pompiers, policiers et agents de la Guardia Civil sont mobilisés autour des rames enchevêtrées, tandis que des hélicoptères survolent le site. Des routes ont été coupées pour faciliter l’accès des secours et l’évacuation des victimes.
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Le ministre des Transports Óscar Puente a indiqué que le système de signalisation LZB est tombé en panne «vers 8h30», provoquant tout d’abord «l’arrêt automatique» de six trains se trouvant dans la zone, dont les deux trains accidentés.
Mais quelques minutes plus tard, le centre de contrôle a ordonné la reprise en marche du train Renfe, une décision «inexplicable», selon les termes d’Óscar Puente, qui a parlé d’«erreur» humaine.
En un quart d’heure, ce train de la Renfe a parcouru 25 kilomètres, selon le ministre, avant de heurter, à une vitesse encore inconnue et en pleine ligne droite, le train Iryo, resté lui à l’arrêt.
Cet événement survient après la collision d’Adamuz, le 18 janvier, également entre deux trains à grande vitesse. Cet accident avait relancé le débat sur l’entretien du réseau ferroviaire et la sécurité des passagers. L’opposition de droite et d’extrême droite avait vivement critiqué le gouvernement de Pedro Sánchez, qui s’était alors engagé à investir 1,8 milliard d’euros dans la maintenance.
Avec près de 4.000 kilomètres de voies, le réseau espagnol à grande vitesse est le deuxième du monde après celui de la Chine.




