Selon un porte-parole des services d’urgence espagnols, la collision a eu lieu à 08h54 (07h54 GMT) entre «deux trains, l’un de (l’opérateur privé) Iryo et l’autre de (la compagnie nationale) Renfe», près de la station d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche.
Au moins 60 personnes ont péri dans l’accident, d’après un nouveau bilan des autorités de la région de Castille-La-Manche. Plusieurs brigades de pompiers, trois hélicoptères et deux unités de soins intensifs mobiles sont déjà sur place, d’après les autorités.
La ministre de la Santé, Monica Garcia a expliqué à la télévision publique RTVE que la priorité était de sortir les gens le plus vite possible. «Nous n’avons pas d’information» sur la cause de l’accident, a-t-elle par ailleurs ajouté.
En l’état, la circulation «est interrompue» sur la ligne entre Madrid et l’Andalousie, la région méridionale d’Espagne, a indiqué sur X l’entreprise publique chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire, ADIF.
La Renfe, dont un train Madrid-Séville est impliqué dans l’accident, a pour sa part dit dans un communiqué avoir ouvert une cellule de crise de soutien aux familles des victimes et être en train de «recueillir des informations afin d’évaluer l’ampleur de l’accident».
Pedro Sánchez a annulé sa participation à un sommet sur l’obésité prévu mercredi matin à Madrid, selon ses services, tandis que le Parti socialiste (PSOE), qu’il dirige, a annoncé la suspension de ses activités de campagne pour la journée et celle de jeudi.
Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Nuñez Feijoo, s’est, lui, déclaré sur X «très préoccupé» face à ce nouvel accident de trains.
«L’Europe est aujourd’hui en deuil (aux) côtés» de l’Espagne, a réagi sur X la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Le président français Emmanuel Macron a exprimé «la solidarité de la France» après ce «terrible drame».
Avec 4.000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l’une des fiertés du pays.
La collision d’Adamuz le 18 janvier, également entre deux trains à grande vitesse, avait ravivé les débats en Espagne sur l’entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.
Cet accident, lors duquel un train de l’entreprise privée Iryo avait déraillé avant de heurter un train de la Renfe venant en sens inverse, avait également suscité de vives critiques de l’opposition de droite et d’extrême droite contre le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez.
L’exécutif s’était alors engagé dans la foulée à investir 1,8 milliard d’euros pour améliorer la maintenance du réseau.
La tragédie d’Adamuz était la plus grande catastrophe ferroviaire en Espagne depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013.




