Commune de Deroua: la hausse des crédits alloués aux agents occasionnels fait débat

Deroua, le budget 2027, adopté à la majorité absolue, prévoit une hausse sensible des crédits destinés aux agents occasionnels, aux carburants et à l’entretien des véhicules.. Dr

Revue de presseÀ Deroua, dans la province de Berrechid, l’adoption du budget 2027 à la majorité absolue a mis en lumière une augmentation sensible des crédits consacrés aux salaires des agents occasionnels, aux carburants et à l’entretien des véhicules. Derrière ces chiffres, ce sont les choix de gestion des ressources communales, la rationalisation de la dépense publique et la transparence des affectations budgétaires qui sont mis en question. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 27/10/2026 à 21h14

Les crédits alloués pour l’année 2027 aux salaires des agents occasionnels de la commune de Deroua, relevant de la province de Berrechid, suscitent des interrogations sur l’évolution des dépenses de fonctionnement et sur les besoins effectifs en personnel de cette catégorie. Le montant affecté à cet article budgétaire est en effet passé de 5 850 000 dirhams en 2026 à 6 970 000 dirhams en 2027, soit une hausse de 1 120 000 dirhams, après l’adoption à la majorité absolue du projet de budget 2027 de la commune.

«La hausse des crédits réservés aux salaires des agents temporaires a relancé le débat sur la gestion des ressources financières de la commune», rapporte Al Akhbar dans son édition du mercredi 28 octobre. Elle s’accompagne de demandes d’explications sur le nombre de bénéficiaires, la nature de leurs missions et les modalités de leur répartition entre les différents services communaux, ainsi que sur les critères retenus pour déterminer les besoins de la direction en agents temporaires.

Les hausses ne se limitent pas aux crédits consacrés à ces salariés : le conseil a approuvé, au cours de la même session, l’augmentation des crédits alloués aux carburants, qui passent de 2 100 000 dirhams en 2026 à 2 300 000 dirhams en 2027, ainsi que celle du budget consacré à l’entretien et à la réparation des véhicules et des engins, qui passe de 800 000 à 900 000 dirhams. Ces chiffres soulèvent des interrogations sur les motifs de la hausse des dépenses de carburant et d’entretien, ainsi que sur leur lien avec la taille du parc automobile de la commune et les programmes d’intervention sur le terrain.

Ces données revêtent une importance particulière au regard des instructions visant à rationaliser les dépenses des communes et à améliorer l’efficacité de la dépense publique. Elles appellent des explications claires sur les crédits alloués et leur lien avec des objectifs mesurables, tout en exigeant le respect des règles de gestion financière et administrative.

«Cependant, les interrogations soulevées sur la gestion des affaires locales dépassent le seul dossier budgétaire», écrit Al Akhbar. Des acteurs de la société civile appellent à l’envoi d’une commission centrale pour examiner plusieurs dossiers qu’ils jugent dignes d’intérêt, notamment l’urbanisme, la fiscalité, la situation de certains biens communaux et le phénomène d’occupation du domaine public. Ces mêmes acteurs évoquent également l’achèvement des travaux du bureau d’hygiène, l’arrêt des travaux du centre commercial et la dégradation de certains terrains de proximité.

Par Hassan Benadad
Le 27/10/2026 à 21h14