Voilà un projet de loi que le parlement sortant a décidé de laisser dans les tiroirs, en attendant l’élection du nouveau législatif. En effet, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 25-26 juillet, le projet de loi 27-26 portant nouveau Code du médicament et de la pharmacie, modifiant et complétant l’ancien texte, a régulièrement été retardé par les parlementaires, qui ont finalement rendu le tablier sans l’avoir adopté.
Ce ratage a mis en colère les professionnels de la pharmacie, qui estiment que ce retard va aggraver les dysfonctionnements multiples que traverse leur secteur. Ils ont aussi exprimé leur surprise face à ce qu’ils appellent un blocage inexpliqué de la procédure législative, malgré les promesses de l’autorité de tutelle qui a misé sur l’adoption rapide du projet de loi.
Sachant que l’ancien texte n’est plus adapté au contexte actuel, les professionnels estiment que le nouveau texte fait quasiment l’unanimité autour de lui, car il apporte des réponses modernes à la régulation du secteur du médicament et de la pharmacie, dans un contexte d’évolution rapide des besoins et services de santé et d’élargissement du chantier de la protection sociale.
Les professionnels ajoutent que le nouveau texte était attendu pour réorganiser les relations entre les différents intervenants de la filière du médicament. De même, il aurait permis l’actualisation de certains articles du code précédent relatifs aux conditions d’ouverture des officines, à la gestion et du contrôle de la distribution du médicament, sans parler de la mise en conformité de la loi nationale avec les critères internationaux en vigueur dans le secteur.
L’empressement des professionnels du secteur à voir adopté le nouveau code du médicament s’explique par les difficultés financières qu’ils traversent, sans parler de la concurrence déloyale qui érode sensiblement leurs marges bénéficiaires, deux écueils que l’adoption du projet de loi 27-26 aurait permis de juguler légalement.




