Casablanca: Mhidia hausse le ton pour remettre de l’ordre dans la collecte des déchets

Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat.

Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat.

Le dossier de la propreté à Casablanca est désormais suivi de près par le wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, qui a décidé de le prendre à bras-le-corps après une phase de transition jugée «chaotique». Depuis plusieurs jours, les réunions se multiplient afin de rétablir la situation et de corriger les dysfonctionnements apparus après le changement des opérateurs.

Le 20/07/2026 à 13h00

Les communes et arrondissements auparavant gérés par Averda - Aïn Sebaâ, Sidi Bernoussi, Hay Mohammadi, Roches Noires et Sidi Moumen - sont désormais pris en charge par la société SOS.

Ce lundi 20 juillet, le wali de la région Casablanca-Settat a présidé une réunion de coordination à la préfecture d’Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, en présence des gouverneurs et des présidents des communes concernées. Au menu des discussions: l’accélération du retour à la normale à l’approche de la Fête du Trône, mais aussi la mise en place d’un dispositif durable afin d’assurer un service de propreté régulier et à la hauteur des attentes des Casablancais.

«Il n’est pas admissible que des moyens financiers importants soient mobilisés pour la propreté et que le service ne soit pas à la hauteur des attentes», a insisté Mohamed Mhidia, appelant à un sursaut immédiat. «Casablanca doit ressembler à la Suisse. L’espace public doit être d’une propreté irréprochable», a-t-il martelé.

Parmi les principaux points de blocage relevés figure l’état du parc de matériel récupéré auprès d’Averda. Selon les constats effectués, une partie des engins et camions n’était pas correctement entretenue et a été retrouvée dans un état dégradé par le nouveau gestionnaire. Un inventaire exhaustif a été réalisé et des expertises techniques ont été menées pour évaluer l’ampleur des réparations nécessaires.

Face à cette situation, le wali a donné des instructions fermes. SOS est appelée à intensifier immédiatement ses interventions, à travers la mise en place d’équipes «choc», le renforcement des campagnes quotidiennes de nettoyage et l’augmentation du nombre de rotations des équipes. L’opérateur devra également mobiliser davantage de personnel et déployer des bacs supplémentaires pour améliorer la collecte.

L’argument avancé par SOS, selon lequel le service n’a démarré que depuis une vingtaine de jours, n’a pas convaincu. L’entreprise dispose déjà d’une expérience opérationnelle, notamment à Rabat, et devait être en mesure d’assurer une montée en puissance rapide à Casablanca.

Dans la même dynamique, des commissions mixtes seront mises en place, associant élus, autorités locales (caïds et pachas) ainsi que la SDL Casa Baïa, afin d’assurer un suivi de terrain et de régler durablement les dysfonctionnements constatés. Cette crise a, en effet, mis en lumière les limites de coordination entre les différents intervenants, notamment les communes, les gestionnaires délégués et la société de développement local Casa Baïa.

À court terme, la priorité est de remettre en état l’ensemble du parc existant. Le contrat conclu avec les nouveaux gestionnaires prévoit une phase transitoire durant laquelle les opérateurs continueront à exploiter les équipements actuels, à condition de les réhabiliter et de les maintenir en bon état de fonctionnement.

À l’issue de cette période, de nouveaux investissements devront être engagés. Les délégataires seront ainsi tenus d’acquérir un parc moderne d’engins et de camions, capable de répondre aux standards d’une métropole internationale, notamment en perspective des échéances majeures à venir, dont la Coupe du monde 2030.

Par La Rédaction
Le 20/07/2026 à 13h00