Un membre de la Chambre des conseillers et trois députés viennent de déposer leur démission du Parlement. Selon le quotidien Assabah, qui rapporte cette information dans son édition du mardi 21 juillet, ces quatre démissions ont créé une surprise générale au sein du Parlement et des milieux politiques en raison de leur timing. Les interrogations fusent de toutes parts pour tenter d’expliquer le départ surprise de ces élus.
Cependant, les réponses à ces interrogations n’ont pas tardé à émerger, sachant que les démissionnaires sont, pour la plupart, des personnalités de poids au sein de leur parti. Il s’agit, en effet, d’Abdelmajid Fassi El Fihri, fils de l’ancien Premier ministre et ancien secrétaire général de l’Istiqlal, Abbas El Fassi, et également gendre de l’actuel secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka. Le démissionnaire était membre du bureau de la Chambre des représentants.
Le Parti authenticité et modernité a, lui aussi, «perdu» l’un de ses députés, avec la démission de Khalid El Hatmi, membre du bureau politique du Tracteur et élu de la circonscription de Tiznit. Ce député réagit ainsi à sa mise hors course pour les prochaines élections législatives, même si son parti lui a promis un siège à la Chambre des conseillers.
Le Rassemblement national des indépendants n’est pas en reste, puisque l’un de ses députés, dont Assabah ne cite pas le nom, a lui aussi remis son tablier. Pour les députés de l’Istiqlal et du RNI, la raison de leur départ du Parlement s’explique par leur nomination imminente à de hautes fonctions, dont l’une à la tête de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité, une institution constitutionnelle hautement stratégique. En démissionnant, les députés promis à ces futurs postes évitent ainsi le cumul des fonctions.
Quant au conseiller démissionnaire de la Chambre des conseillers, il s’agit d’un élu de l’Union socialiste des forces populaires, qui réagit ainsi à de profonds désaccords avec le premier secrétaire du parti, Driss Lachgar. Mieux, le démissionnaire compte se présenter aux prochaines élections législatives, contre l’avis de son parti, pour un siège de député dans la circonscription de Driouch, où son frère est déjà candidat.
Deux de ces démissions de parlementaires sont donc liées à de futures nominations à de hautes fonctions (Istiqlal et RNI), tandis que les deux autres (PAM et USFP) sont motivées par un bras de fer entre les élus et la direction de leur parti.




