Une nouvelle autoroute de l’eau de 300 km en projet

À l'interconnexion des bassins du Sebou et du Bouregreg, l'eau est transférée via une conduite métallique de 3,20 mètres de diamètre avec un débit de 15 m³/s.

Revue de presseLa réussite de la première étape du projet de l’autoroute de l’eau a donné des ailes aux décideurs, en vue de passer immédiatement à la deuxième étape. Il s’agit du nouveau projet d’autoroute de l’eau reliant le bassin du Sebou à celui d’Oum Rabia, sur une longueur de 300 km et une capacité de 800 millions mètres cubes par an. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 20/07/2026 à 18h31

C’est un immense projet hydraulique que le Maroc s’apprête à lancer, ou plus exactement à compléter, dans le cadre de sa stratégie visant à assurer la sécurité hydrique, soit une répartition territoriale et un approvisionnement plus équitable des ressources en eau, disponibles dans certaines régions et rares dans d’autres.

Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 21 juillet résume les données principales de cette nouvelle infrastructure. Longue de 300 km, la nouvelle autoroute permettra le transport de quelque 800 millions de mètres cubes chaque année. Ce projet entre dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation, doté d’un budget d’investissement de plus de 130 milliards de dirhams.Ce programme vise à assurer la sécurité hydrique, la lutte contre les effets de la sécheresse et les changements climatiques. Le projet de nouvelle autoroute de l’eau va permettre d’approvisionner Settat, Berrechid et toute la partie sud de Casablanca en eau potable. Les terres agricoles du bassin Oum Rabia profiteront aussi de cette autoroute de l’eau, tout en assurant l’irrigation de 176.000 hectares de terres arables.

Ce projet intervient après le lancement de sa première étape, opérationnelle depuis deux ans, qui a déjà réalisé le transfert de 484 millions de mètres cubes d’eau vers le bassin du Bouregreg, ce qui a permis d’assurer l’approvisionnement en eau potable de Rabat, Casablanca et des villes environnantes en pleines périodes de stress hydrique. Cette première étape, lancée au mois d’août 2023, a relié le barrage El Hirassa dans le bassin du Sebou au Barrage Mohammed Ben Abdallah au niveau du bassin du Bouregreg, à travers un réseau d’aqueducs long de 66,7 km.

Une troisième étape est attendue avec le prolongement de l’actuel projet vers le barrage El Massira, le plus grand réservoir d’eau dédié à l’approvisionnement en eau potable et à l’irrigation, ce qui va permettre de relever graduellement la capacité en eau transférée dans le but d’atteindre 1,2 milliard de mètres cubes par an à la fin du projet. Ce projet d’autoroute de l’eau est réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, alors même que de nombreux experts estiment que la connexion entre différents barrages est un choix stratégique pour assurer la sécurité hydrique dans un contexte de rapide croissance démographique et de forte urbanisation.

Par La Rédaction
Le 20/07/2026 à 18h31