D’un investissement global de plus de 486 millions de dirhams TTC, ces infrastructures stratégiques comprennent la réalisation d’un poste électrique 400/MT à Lamharza Essahel, doté d’une puissance de 300 MVA, ainsi que la construction d’une ligne 400 kV à double terne, longue de 50 kilomètres pour chaque terne.
Ce dispositif vise à garantir une alimentation électrique fiable et continue pour cette station de dessalement, appelée à jouer un rôle clé dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de la région, particulièrement exposée au stress hydrique.

«Cette nouvelle réalisation s’inscrit dans le cadre du développement du réseau de transport d’énergie électrique visant notamment, le renforcement, la sécurisation et l’amélioration de la qualité de l’alimentation en énergie électrique notamment les grands projets», souligne l’ONEE dans un communiqué.
Le 13 juillet dernier, lors de son passage devant le Parlement, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a indiqué que cette station de dessalement devrait entrer en service en février 2027.

Les travaux de cette infrastructure avaient été lancés en juin 2024 par le Prince héritier Moulay El Hassan. Implantée sur un terrain de 50 hectares, la future station vise à répondre à la demande croissante en eau potable du Grand Casablanca, ainsi que des villes de Settat, Berrechid et Bir Jdid, et des régions avoisinantes.
Ce projet d’envergure, mobilisant un investissement global de 6,5 milliards de dirhams dans le cadre d’un partenariat public-privé, sera réalisé en deux phases. La première tranche prévoit une capacité de production de 548.000 m³ d’eau dessalée par jour, soit environ 200 millions de m³ par an. Une extension est programmée à l’horizon mi-2028, portant la capacité à 822.000 m³ par jour, soit 100 millions de m³ supplémentaires par an, dont 50 millions destinés à l’irrigation agricole.




