L’affaire des villas et cabanons de la plage de Bouznika revient sur le devant de la scène médiatique, suscitant de nouveaux débats et polémiques. En effet, «Plusieurs interrogations sont soulevées autour des ordres d’évacuation de ces villas et cabanons, actuellement suspendus et sans effet, notamment pour savoir quelle partie bloque la situation», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 3 septembre. D’autant plus que «les ordres d’évacuation de ces villas et cabanons de la plage de Bouznika étaient initialement prévus avant le 15 septembre».
D’après les sources du quotidien, le président de l’association de «Bouznika Plage» aurait déclaré, à la suite d’une réunion tenue avec les représentants du ministère de l’Équipement et de l’Eau, que «les ordres d’évacuation étaient actuellement suspendus, en attendant l’aboutissement des concertations visant à déterminer le sort de cette affaire».
Ces développements, poursuit le quotidien, soulèvent de nouvelles interrogations puisqu’il ne s’agit plus de la question d’un nombre de constructions, mais de la problématique de la gestion et de l’exploitation du domaine public ainsi que de la durée de cette situation pendant des années.
Ce qui a poussé l’Association marocaine de protection des deniers publics à monter au créneau pour demander des explications sur la suspension des ordres d’évacuation de ces villas et cabanons de la plage de Bouznika, en s’interrogeant sur l’autorité qui avait pris cette décision ainsi que sur le rôle du conseil communal dans tout le processus de ces constructions. La question des autorisations de construire sur le domaine public est également soulevée par le tissu associatif, indiquent les sources du quotidien.
Aujourd’hui, ajoutent les mêmes sources, la problématique de ces constructions, villas et cabanons, demande des explications, surtout après la suspension des ordres d’évacuation qui étaient initialement prévus avant le 15 septembre, et s’il s’agit d’un simple report de la décision ou de l’amorce d’un autre processus relatif à cette situation.



