Alertes médicales sur de pseudo-régimes miraculeux sur TikTok et Instagram

La "Méthode Glucose" propose de réguler les pics de glycémie afin d'améliorer son quotidien.

Un régime alimentaire sain repose sur une alimentation variée, privilégiant les produits frais, les légumes et les fruits.

Revue de presseDe nombreux médecins alertent sur la dangerosité de l’engouement actuel envers des pseudo-régimes, en tête desquels le tristement célèbre Tayyibat, qui incitent leurs patients à abandonner leurs traitements médicaux pour adopter de pseudo-régimes prétendument validés par la science. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 01/06/2026 à 19h03

Les mises en garde de médecins et de professionnels de la santé se multiplient, à propos des actuelles tendances au charlatanisme nutritionnel, qui se propagent sur différents réseaux sociaux, dont TikTok et Instagram. Ces régimes, en tête desquels le tristement célèbre Tayyibat, présentés par leurs promoteurs comme des solutions miracles à même de guérir des maladies chroniques, voire de remplacer la médecine conventionnelle, inquiètent les médecins et les nutritionnistes, à cause des risques graves qu’ils font encourir à leurs patients, victimes de leur crédulité.

Un pharmacien, le docteur Abderrahim Derraji, relayé par Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 2 juin, a expliqué que «la popularité de ces programmes repose sur la promesse de solutions simples à des problèmes de santé complexes et courants: la fatigue chronique, les troubles digestifs, l’obésité, le diabète, l’hypertension et le cholestérol». Pourtant, insiste-t-il, «ces affirmations ne s’appuient sur aucune étude scientifique rigoureuse». Pour ce spécialiste, l’attrait initial envers ce type de régimes provient du fait qu’il intègre des recommandations de simple bon sens: réduire les sucres transformés, et une alimentation exclusivement faite de produits issus de l’agro-industrie.

L’amélioration qui en résulte sur l’état de santé de ceux qui adoptent cette conduite n’est pas un miracle, mais la conséquence logique de l’abandon d’une alimentation pauvre en nutriments et en vitamines. De plus, précise le pharmacien interrogé par le quotidien, «les besoins nutritionnels varient grandement d’un individu à l’autre en fonction de l’âge, de l’état de santé général, de la génétique et du niveau d’activité physique».

Des problèmes de santé surviennent quand ces méthodes vantées sur TikTok et Instagram interdisent totalement des catégories entières d’aliments, pourtant essentiels: les légumes verts, les légumineuses ou les œufs, signale Al Ahdath Al Maghribia. Le docteur Derraji rappelle que «cette exclusion contredit l’ensemble des connaissances médicales accumulées depuis des décennies, démontrant l’importance de ces aliments pour l’équilibre du microbiote intestinal, la protection cardiovasculaire et la prévention des cancers». Aussi, avertit-il, «le fait de supprimer définitivement ces nutriments expose à des carences graves».

À l’inverse, ce régime recommande une consommation excessive de viandes rouges et de graisses animales. Bien que la viande puisse s’intégrer avec modération dans une alimentation équilibrée, «en faire le pilier principal augmente les risques cardiovasculaires et inflammatoires à long terme».

L’aspect le plus préoccupant de ces discours reste l’opposition systématique aux médicaments, signale Al Ahdath Al Maghribia. Les promoteurs de ces tendances qualifient carrément ces traitements médicalement prescrits de «poisons» et incitent à leur arrêt immédiat.

Le docteur Derraji souligne que pareille décision peut s’avérer catastrophique pour des millions de personnes atteintes de pathologies chroniques. Les traitements à l’insuline et aux antihypertenseurs, par exemple, permettent de prévenir d’Accidents vasculaires cérébraux (AVC), «potentiellement mortels», a-t-il averti. Le pharmacien tient aussi à rappeler que «l’arrêt d’un traitement médical doit impérativement s’effectuer sous la supervision d’un médecin, et qu’une amélioration temporaire des symptômes ne signifie en aucun cas une complète rémission».

Par le360
Le 01/06/2026 à 19h03