Après les 2 843 familles du bidonville de Bouih et les 1 391 familles du bidonville de Sidi Abdallah Belhaj, c’est au tour de 634 familles issues du bidonville de Hakl Errimaya d’être relogées dans de nouveaux appartements dans la préfecture de Moulay Rachid, à Casablanca. Selon le quotidien Assabah, dans son édition du mercredi 4 novembre, cette nouvelle opération de relogement intervient à la suite de la démolition, lundi, de leurs habitations insalubres.
Au total, 4 868 familles ont ainsi quitté les trois bidonvilles d’Aïn Sbaâ pour des appartements neufs et équipés à Moulay Rachid. Les anciens habitants du bidonville de Bouih ont été installés dans des appartements du projet «Diyar Sidi Othmane», tandis que ceux du bidonville de Sidi Abdallah Belhaj ont été accueillis dans les résidences de «Hay El Firdaous». Ces relogements ont été encadrés sur les plans administratif et juridique afin de garantir à ces familles un nouveau cadre de vie moderne, alliant dignité et confort.
L’opération de démolition et de relogement de lundi dernier s’inscrit dans la mise en œuvre de la convention régionale signée en octobre 2024, dont l’objectif est de reloger l’ensemble des habitants des bidonvilles de la région de Casablanca-Settat. Au total, 460 habitations insalubres, où s’entassaient 634 familles, ont été rasées lundi dernier dans le bidonville de Hakl Errimaya. Pour ce bidonville, dont les habitants ont adhéré en mars dernier au plan de relogement proposé, 350 appartements avaient effectivement été livrés à la date de lundi dernier, à l’issue d’un tirage au sort auquel avaient participé 388 familles. Une centaine de dossiers de relogement devraient compléter cette opération, 466 dossiers ayant été validés.
Assabah rappelle que les opérations de démolition des bidonvilles se sont déroulées en plusieurs étapes, les autorités administratives ayant pris en compte les conditions sociales et matérielles de certains habitants, dont d’anciens employés de l’État. Des délais ainsi que des aides économiques leur ont été accordés pour faciliter leur relogement. Un représentant de la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants figurait d’ailleurs parmi les représentants des autorités et des institutions ayant supervisé la récente opération de démolition.


