Cette décision intervient après les ultimes déclarations de l’ancien ministre devant la cour présidée par le magistrat Ali Tarchi, au cours desquelles il avait longuement retracé son parcours politique et ses responsabilités publiques, tout en niant toute implication dans la dilapidation de fonds publics ou dans des actes de mauvaise gestion.
Au moment de sa dernière prise de parole, Moubdiî s’est dit ému par la situation, évoquant «le poids de ce moment» et l’impact de la procédure sur lui et sa famille. Il a réaffirmé sa confiance dans la justice marocaine, sollicitant son acquittement et la possibilité de retrouver les siens.
L’ancien responsable a également insisté sur son long engagement dans la gestion des affaires locales et au sein du gouvernement, rappelant avoir exercé plusieurs mandats électifs successifs et affirmant que tous les marchés publics avaient été conduits, selon lui, dans le respect des procédures légales et sous le contrôle des services du ministère de l’Intérieur.
Mais au terme des délibérations, la Cour a tranché en le condamnant à 13 ans de réclusion criminelle, dans le cadre d’un dossier portant sur des faits de détournement de deniers publics, d’abus de pouvoir, de corruption ainsi que de faux et usage de faux dans des documents administratifs, commerciaux et officiels.



