Affaire «Esprit de Fès»: la Cour d’appel blanchit Faouzi Skali et allège la peine d’Abderrafii Zouiten

Le marteau de la Justice.. DR

Nouveau tournant dans l’affaire «Esprit de Fès». La Cour d’appel de Fès a définitivement innocenté Faouzi Skali, tout en allégeant la peine du président de la fondation, Abderrafii Zouiten, mettant fin à une longue procédure judiciaire.

Le 08/07/2026 à 18h36

C’est l’épilogue d’un long feuilleton judiciaire. La Cour d’appel de Fès a définitivement tranché en faveur de Faouzi Skali. Dans un arrêt rendu le 7 juillet 2026, la juridiction compétente a confirmé sa mise hors de cause totale, consacrant l’absence de toute implication de l’ancien directeur du Festival de Fès des musiques sacrées du monde dans les faits qui lui étaient reprochés.

Cette décision s’inscrit dans la continuité d’un premier verdict rendu en 2023 par la Cour d’appel de Fès, qui avait déjà abouti au même constat d’innocence.

L’affaire concerne plusieurs responsables de la Fondation «Esprit de Fès», organisatrice du festival, poursuivis dans le cadre d’un dossier à caractère financier. Saisie en appel, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Fès a procédé à une révision partielle du jugement de première instance.

Dans ce cadre, la juridiction a décidé d’alléger la peine prononcée à l’encontre d’Abderrafii Zouiten, président de la fondation. Sa condamnation a été ramenée à une année de prison avec sursis, assortie d’une amende de 50.000 dirhams, au lieu de deux ans avec sursis et 100.000 dirhams en première instance. La Cour a, en outre, limité les mesures de confiscation à ses seuls comptes bancaires, levant les saisies qui pesaient sur ses autres biens.

Abderrafie Zouiten, directeur général de l'ONMT.

S’agissant des autres mis en cause, la Cour a partiellement annulé le jugement initial. Elle a prononcé l’extinction de l’action publique à l’égard de l’un des prévenus et a acquitté l’ensemble des autres accusés, dont Faouzi Skali, des charges retenues contre eux. Les décisions de confiscation visant leurs biens mobiliers, immobiliers ainsi que leurs avoirs bancaires ont, par conséquent, été annulées.

Par Youssra Jaoual
Le 08/07/2026 à 18h36