Vidéo. Bachelor: le «oui, mais» du Syndicat de l’enseignement supérieur 

Le360

Le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNEsup), l'une des corporations les plus représentatives, accueille positivement la décision d'instaurer le système du Bachelor au Maroc, mais précise que cette mesure est loin d'être celle qui réformera efficacement le secteur. Explications.

Le 14/02/2020 à 09h46

"Nous avons toujours répété que l'enseignement supérieur avait besoin d'une réforme globale", a affirmé Jamal Eddine Sabbani, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur, contacté à ce sujet par Le360.

Alors que le Maroc a décidé d'instaurer le Bachelor en septembre prochain, dans l'ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, ce "système est une solution à un symptôme et non une solution pour la cause du symptôme. La réforme du cadre pédagogique n'est qu'un élément de l'impérieuse réforme globale que doit connaître l'enseignement supérieur ", a-t-il souligné avant de lister les priorités de l'enseignement supérieur. 

«Il faut, a-t-il ajouté, revoir le statut de l'enseignement, consolider le cadre de la recherche scientifique et définir les objectifs». L'instauration d'un dialogue, selon Jamal Eddine Sabbani, est "indispensable dans la recherche d’une réforme globale".

Pour le ministre de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur, le Bachelor est le diplôme universaire le plus répandu et le plus adopté au monde.

Saaïd Amzazi avait indiqué, lors de l'annonce de son adoption, que ce système désormais instauré dans le royaume, intervenait suite aux recommandations d'institutions marocaines qui avaient procédé à une évaluation de l’ancien système LMD, et y avaient décelé un certain nombre de déficiences.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini
Le 14/02/2020 à 09h46

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Au Maroc l'enseignement est défaillant qu'il soit du primaire, du secondaire et du supérieure . Le problème n'est pas la réforme c'est le fond qui ne convient pas. Je vais illustrer mes propos par quelques exemples vécus. Tout d'abord les bibliothèques universitaires ouvertes aux étudiants sont absentes quel quel soit l'établissement; des restaurants universitaires dignes de ce nom n'existent pas, des salles de sport non plus, etc. Ainsi, l'étudiant n'est pas mis au centre du système il est hélas à sa périphérie. Concernant les enseignants chercheurs (vous pouvez vérifier vous même) 95% d'entre eux ne publient rien; pire ils sont payés pour cette activité sans que personne ne l'évalue. Pire encore la plus part de ceux qui encadrent des travaux de thèses ne s’occupent pas des doctorants qui finissent en très grande majorité par abandonnés (vous pouvez vérifier mes dires quelle que soit l'université). Enfin, avant pour devenir PES (Professeur de l'Enseignement Supérieur) il fallait une thèse d'état maintenant il faut une HDR (Habilitation à Diriger la Recherche) ; savez-vous que tous ceux qui l'obtiennent n'ont jamais dirigé la recherche de qui que ce soit. Ils ont simplement publié. Un exemple en France pour soutenir une HDR il faut au moins 10 articles dans des revues de rang A et en moyenne 15 ans d'expériences ; au Maroc il en faut seulement 2 articles et hélas pas autant d'années d'expériences . Ne cherchez pas à comprendre c'est incompréhensible. On copie partiellement des systèmes de pays très différents de nous. Alors, si on garde les mêmes enseignants rien ne va changer. Savez-vous que le Maroc se saigne pour les payer et mieux que l'Algérie (le double). Votre journal rendra un grand service au pays si vous enquêter auprès des premiers intéressés les étudiants. Un citoyen soucieux de l'intérêt de son pays.

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