«The Washington Diplomat» souligne la place de choix du Maroc en tant que plus ancien ami et allié des États-Unis d’Amérique

L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, pose aux côtés d’acteurs en costume de soldats de la guerre d’Indépendance américaine à Mount Vernon. (Photo: Ray Alghadban/The Washington Diplomat)

Alors que les États-Unis s’apprêtent à commémorer en grande pompe le 250ème anniversaire de leur indépendance, le magazine américain «The Washington Diplomat» met en lumière, mardi 23 juin, la place privilégiée qu’occupe le Maroc dans l’histoire des États-Unis, rappelant que le Royaume fut, dès 1777, la première nation au monde à reconnaître la jeune République américaine.

Le 24/06/2026 à 14h02

Dans un article intitulé «Freedom’s first friend», le magazine washingtonien «The Washington Diplomat» revient sur les racines historiques de la relation privilégiée qui unit le Maroc et les États-Unis. Une alliance séculaire dont les fondements continuent, selon la publication, de façonner un partenariat stratégique aux fortes implications géopolitiques.

Le magazine rappelle qu’en décembre 1777, alors même que la guerre d’Indépendance américaine n’était pas encore achevée et que la Constitution des États-Unis n’avait pas encore vu le jour, le sultan marocain Sidi Mohammed Ben Abdallah décida d’ouvrir les ports du Royaume aux navires américains. Selon la publication, cette décision constituait un geste diplomatique d’une portée considérable, marquant l’une des premières reconnaissances internationales de la jeune République américaine et affirmant sa légitimité sur la scène internationale.

Citant l’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, «The Washington Diplomat» souligne que cet acte visionnaire a posé les fondements d’une relation appelée à traverser les siècles. «Depuis 250 ans, nos deux nations ont toujours privilégié la coopération à la distance et la confiance à l’incertitude», rappelle le diplomate, mettant en avant la solidité d’un partenariat forgé par l’histoire et constamment renouvelé par les intérêts stratégiques communs des deux pays.

«The Washington Diplomat» fait observer que cette relation privilégiée, débutée en 1777, s’est par la suite inscrite dans un cadre institutionnel durable, en ce sens que «l’architecture officielle de cette relation a vu le jour neuf ans plus tard».

Selon la publication, le Traité de paix et d’amitié conclu avec le Maroc en 1786 constitue le premier accord diplomatique signé par les États-Unis avec une nation arabe, musulmane ou africaine. Dans sa version actualisée, il demeure aujourd’hui le plus ancien traité de l’histoire américaine toujours en vigueur sans interruption.

Citant encore Youssef Amrani, le magazine souligne que ce document, loin d’être une simple pièce historique exposée sous une vitrine, prouve que la relation entre les deux nations a débuté par une décision prise avant même que la puissance américaine ne soit pleinement établie.

Revenant sur la dynamique actuelle du partenariat stratégique entre Rabat et Washington, la publication souligne qu’une importante délégation marocaine a effectué, en avril dernier et sur hautes instructions royales, une visite de travail aux États-Unis. Celle-ci s’est soldée par la signature de la feuille de route encadrant la coopération bilatérale en matière de défense pour la période 2026-2036, illustrant la profondeur des relations stratégiques entre les deux alliés.

La publication souligne également que le Maroc accueille régulièrement l’exercice «African Lion», le plus important entraînement militaire multinational organisé sur le continent africain par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom). Un rendez-vous devenu emblématique de la coopération sécuritaire entre Rabat et Washington et de leur engagement commun en faveur de la stabilité régionale.

Par La Rédaction
Le 24/06/2026 à 14h02