Source militaire: "Les jours du Casque bleu marocain blessé en Centrafrique ne sont pas en danger"

L'ex-président de l'Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson, au chevet d'un Casque bleu marocain blessé lors d'une précédente attaque armée à Bangassou en Centrafrique. . DR

La situation du Casque bleu marocain, blessé grièvement vendredi 22 septembre à Gambo, en Centrafrique, est "en bonne évolution", assure à le360 une source militaire. La Mission de l'ONU en charge de la stabilisation de ce pays condamne "avec fermeté" cette attaque criminelle.

Le 25/09/2017 à 12h17

Première révélation sur l'état de santé du Casque bleu marocain, grièvement blessé durant des échanges de coups de feu avec des miliciens anti-Balaka, de confession chrétienne, dans la localité de Gambo (préfecture Mbomou), en République centrafricaine (RCA). "La situation du soldat marocain, un homme du rang (NDLR: soldat), est en bonne évolution", a assuré lundi une source militaire à le360. "Les jours du Casque bleu marocain ne sont pas en danger", a assuré la même source.

De son côté, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a diffusé, dimanche 24 septembre, un communiqué dans lequel elle "condamne sans réserve et avec fermeté la nouvelle attaque contre sa Force dans l'après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou)".

Dans le même communiqué, la MINUSCA a salué "la vigueur" avec laquelle le Contingent des Forces armées royales a riposté pour repousser les assaillants".

Evoquant la situation du Casque bleu marocain, la MINUSCA, qui se félicite de "la célérité" avec laquelle le soldat marocain a été évacué vers un "hôpital de niveau deux", estime que "sa condition est stable".

Tout en souhaitant "prompt rétablissement" au soldat marocain, la MINUSCA assure que "les auteurs de ces actes lâches et répréhensibles seront interpellés et répondront de leurs forfaits devant la justice".

Pour rappel, pas moins de sept Casques bleus marocains ont été tués dans des attaques attribuées à la milice terroriste "anti-Balaka". Un acharnement au relent fanatique de la part de cette milice de confession chrétienne, à l'encontre de Casques bleus marocains chargés de la protection de la communauté musulmane de ce pays en proie à une guerre interconfessionnelle.

Par M'Hamed Hamrouch
Le 25/09/2017 à 12h17