RNI vs PAM: une guerre politique ouverte et sans retenue

Mohamed Chaouki, nouveau président du RNI. (Y.Mannan/Le360)

Revue de presseÀ la veille des élections législatives, une guerre politique est déclarée entre des leaders du Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Parti authenticité et modernité (PAM). Cette guerre risque de se poursuivre tant que la direction de l’Alliance tripartite (RNI-PAM-PI) demeure spectatrice, rapporte le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 08/06/2026 à 19h43

À quelques mois des élections législatives, des leaders du Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Parti authenticité et modernité (PAM) se sont livrés à des passes d’armes et à des échanges virulents.

Les meetings organisés par les deux partis et animés par leurs leaders ou ministres deviennent le théâtre d’affrontements à distance et de l’escalade verbale entre les deux camps. Il s’agit, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du mardi 9 juin, «d’une guerre politique déclarée qui risque de se poursuivre tant que la direction de l’Alliance tripartite demeure spectatrice».

Les désaccords entre les composantes de la coalition gouvernementale ont émergé lors des meetings organisés en fin de semaine. À Tanger, indiquent les mêmes sources, «le nouveau président du RNI, Mohamed Chouki, a reproché indirectement au PAM ses critiques des ministres de la colombe».

À Nador, poursuit le quotidien, «le président de l’Organisation de la jeunesse du Parti authenticité et modernité (PAM) et membre de son bureau politique, Salah Eddine Abkari, a tenu un discours sur l’éthique politique avant d’adresser de vives critiques au président du RNI». C’était une réplique à ce dernier qui aurait indirectement ciblé, lors d’une émission télévisée, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri.

L’intervention de Salah Eddine Abkari laissait entendre que son allié n’aurait pas tenu ses engagements politiques au sein de la coalition gouvernementale et que les secteurs gérés par son parti feraient l’objet de critiques. À ce propos, il a rappelé que «les manifestations de la génération Z n’avaient pas ciblé les départements de la politique de la ville, de la jeunesse, de la culture ou de la transition numérique, mais les secteurs de la santé et de l’éducation». Et de souligner qu’à ce moment-là, le PAM n’a pas lâché son allié, en montant le premier au créneau pour communiquer avec les jeunes de la génération Z, afin de présenter et de défendre les bilans des deux secteurs qui ne sont pas gérés par le PAM.

Autant dire que les divergences entre les deux principaux alliés de la coalition gouvernementale pourraient s’accentuer au fur et à mesure que les échéances électorales approchent.

Par La Rédaction
Le 08/06/2026 à 19h43