Remaniement: El Othmani promet des lots de consolation aux recalés

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Revue de presseKiosque360. Pour consoler ses alliés, qui seraient lésés par la répartition des portefeuilles ministériels lors du remaniement, et les siens qui attendaient leur part du gâteau gouvernemental, le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, a puisé dans le fichier des hautes fonctions afin d’assouv

Le 04/10/2019 à 18h37

Le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, aurait trouvé du mal à gérer le virage du remaniement gouvernemental, dans la mesure où la réduction du nombre de portefeuilles ministériels lui a compliqué la tâche. Ainsi, il devait préserver sa coalition gouvernementale et son harmonie tout en répondant aux attentes de ses alliés et des membres de son propre parti, le PJD (Parti de la justice et de développement).

Pour s’en sortir, le chef du gouvernement a recouru au fichier des hautes fonctions pour récompenser ses alliés qui seraient lésés par la répartition des portefeuilles ministériels, le redéploiement qui s’opérera, et les siens qui attendaient leur part du gâteau gouvernemental.

Avant d’y parvenir, la défection du Parti du progrès et du socialisme (PPS) qui a claqué la porte avant l’achèvement du processus des consultations, lui aurait compliqué cette tâche et le mettrait dans l’embarras devant le souverain qui lui avait demandé de remanier son équipe sans modifier la structure de la coalition gouvernementale, aurait confié Saâd-Eddine El Othmani à ses proches collaborateurs, rapporte le quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 5 et 6 octobre.

Cette formule pourrait toutefois provoquer un séisme au sein du Parti du progrès et du socialisme dont des leaders seraient proposés à des hautes fonctions. Leur retrait du gouvernement et de la coalition gouvernementale les priverait de figurer sur la liste des candidats de la majorité parlementaire à ces postes.

Et le quotidien de souligner que le chef du gouvernement serait en train d’élargir ses prérogatives en tant que chef de l’Exécutif. A ce propos, le quotidien rappelle la validation par le conseil du gouvernement, jeudi, du décret 2.19.795, qui fixe la composition, l'organisation et les modalités de fonctionnement de la commission nationale du suivi et de l'accompagnement de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Prévue par l'article 57 de la loi-cadre 51.17, la commission nationale sera présidée par le chef du gouvernement. Elle devra tenir ses réunions au moins une fois tous les 3 mois, selon un ordre du jour établi sur proposition du ministère de l'Education nationale.

La commission sera chargée de définir les mesures nécessaires pour l’application de la loi-cadre, de suivre l’élaboration des textes réglementaires et législatifs relatifs à la loi, de proposer des mesures nécessaires pour garantir la cohérence entre politiques et programmes dans le domaine de l’éducation, de suivre l’application des objectifs de la loi dans les délais fixés, et de préparer des rapports annuels d'activité.

Le nouveau texte prévoit la possibilité de créer des commissions spéciales permanentes ou provisoires, dans l'objectif d'aider la commission nationale. Il s’agit du premier texte d’application de la loi publiée au Bulletin officiel (BO) le 19 août 2019. Il abroge les dispositions du décret 2.16.170 (avril 2016) portant création de la commission permanente de l’Education et de la formation.

Par Mohamed Younsi
Le 04/10/2019 à 18h37

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Il faut se rendre à l'évidence les partis passent plus de temps aux querelles plutôt que de gouverner le pays. Rien de ne se passe , pme pmi sont en difficultés et les jeunes sont aux chômages. C' est tout à fait regrettable et ils devraient ètre renvoyés.

Inadmissible!

La nomination aux hautes fonctions ne doit auncunement se faire pour dedommager les reclus ou mecontents voire dans l optique de partage du gateau mais absolument se fonder sur des criteres de competences,d experiences reussies,d abnegation et des preuves de probites du patrimoine personnel.

(ahh) voila le mot est lâché , le mot (consolation), ehhh oui consolation? pourquoi il doit les consoler ? on boude ? si on comprend bien! le politique c'est nous il est immature , comme on nourrit un bébé avec un biberon! dès qu'il commence à pleurnicher on lui tend le biberon c'est bien le politico- petitesse

Monsieur l'Honorable Chef du Gouvernement Marocain, nous vous souhaitons bcp de succès dans la noble mission que vous confié Sa Majesté Le Roi Mohammed VI Que Dieu Le Glorifie et Lui Accorde Longue vie. Mais nous vous supplions par la suite de vous pencher sur la pétition qui vous a ete adressée il y a plus d'un an par six ou sept Khalifas de caïds retraités de la Province de Nador afin de leur attribuer une indemnité compensatrice vu qu'ils n'ont pas été touchés par les avantages du Dahir Echarif du 31.07.2008 portant statut des agents d'autorité. Respectueusement.

C'est malsain tout cela ! Tant qu'on pense que les reponsabilités gouvernementales, et c'est le cas, relèvent d'un '' gâteau '' le Maroc n'ira jamais un iota dans le sens du progrés dans la gestion des affaires publiques puisque celles-ci sont limitativement cantonnées à la notion de '' Patisserie ''. La Patisserie n'est pas bonne conseillère pour la Santé.

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