Le PAM s’efforce de recruter Fouzi Lekjaa

Ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa est le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), et le président de la fondation Maroc 2030 chargée de superviser les chantiers de la Coupe du monde.. AFP or licensors

Revue de presseAlors que les rumeurs de remaniement et de restructuration interne agitent le Parti Authenticité et Modernité (PAM), la formation politique tente de convaincre Fouzi Lekjaa de rejoindre officiellement ses rangs. Le ministre délégué chargé du Budget et patron du football marocain est au centre d’un arbitrage délicat. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 07/06/2026 à 19h00

Des leaders du PAM sont en pleines tractations avec Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget. Également président de la fondation Maroc 2030 chargée de superviser les chantiers de la Coupe du monde et président de la Fédération royale marocaine de football, ce membre de l’équipe gouvernementale se retrouve au centre des attentions des leaders du PAM, qui tentent de le convaincre de les rejoindre, affirme Assabah de ce lundi 8 juin. Des sources internes au PAM, relayées par le quotidien, insistent sur le fait que «la priorité actuelle demeure son adhésion formelle au parti» et indiquent que le ministre «n’a pas fermé la porte aux discussions concernant son ralliement».

Par ailleurs, selon ces mêmes interlocuteurs, «le mutisme actuel de Fouzi Lekjaa face aux sollicitations politiques découle de son implication totale dans la préparation de la Coupe du monde aux États-Unis, où il doit assister au premier match de la sélection nationale contre le Brésil», relaie Assabah. Le quotidien rappelle que le ministre avait été «le premier à annoncer l’obtention de son visa américain, démentant ainsi les rumeurs propagées par certains médias de la junte militaire voisine concernant une prétendue interdiction d’entrée sur le territoire américain». L’objectif premier de Fouzi Lekjaa reste «la qualification de l’équipe nationale pour le second tour du Mondial, afin de réitérer le scénario historique du Qatar en atteignant les demi-finales, voire d’aller encore plus loin». Pour ce faire, ajoute Assabah, «toutes les conditions logistiques ont été réunies afin de faciliter le voyage de la délégation marocaine et des journalistes vers l’Amérique».

Dans le même temps, le PAM dément des rumeurs selon lesquelles Fatima Ezzahra El Mansouri, la coordinatrice nationale, a «abandonné la direction du parti», et indique qu’elle est «rentrée au Maroc après avoir accompli les rites du pèlerinage à La Mecque, en dehors de la délégation officielle». Selon Assabah, «les dirigeants du parti continuent de défendre leur bilan sur les réseaux sociaux, et rejettent fermement les accusations portées contre eux». Ils excluent la tenue d’«un congrès extraordinaire imminent pour mener ce que certains qualifient de ‘coup d’État blanc’ contre le leadership tripartite du parti». De fausses informations, selon eux, qui «visent à déstabiliser le PAM alors qu’il se prépare pour les prochaines échéances électorales, avec l’ambition claire de décrocher la première place et de diriger le prochain gouvernement», relaie le quotidien, qui précise que «cette perspective verrait soit El Mansouri devenir la première femme à diriger un gouvernement marocain depuis l’indépendance, soit confier cette responsabilité à Fouzi Lekjaa lui-même, une option qui alimente déjà les discussions dans les salons de la capitale et parmi l’élite politique».

Assabah cite par ailleurs une source proche de Fouzi Lekjaa, qui a indiqué que le ministre préfère «ne pas réagir publiquement aux sollicitations de la direction du parti». Des dirigeants de premier plan du PAM évoquent quant à eux l’idée qu’«une adhésion formelle pourrait impacter négativement la trajectoire de l’homme au sein des instances dirigeantes de la CAF et de la FIFA». Un engagement politique de cette envergure exigerait en effet, selon eux, «de trouver des profils hautement qualifiés pour lui suppléer, notamment s’il venait à se voir proposer la présidence du gouvernement», une fonction «exigeante», qui «nécessiterait un investissement à temps plein en cas de victoire électorale de son éventuelle nouvelle famille politique».

Par La Rédaction
Le 07/06/2026 à 19h00