Donald J. Trump Highway, OTAN, mission économique présidée par la reine Mathilde: la Belgique met le paquet sur le Maroc

Le ministre belge de la Défense, Theo Francken.

Le ministre belge de la Défense, Theo Francken.

Saluant le projet géant de la Donald J. Trump Highway et soulignant le rôle pivot du Royaume pour l’OTAN, le ministre belge de la Défense Theo Francken a réaffirmé l’importance stratégique du Maroc. Entre mission économique présidée par la reine Mathilde en 2027 et alignement diplomatique clair sur la souveraineté marocaine au Sahara, Bruxelles confirme un partenariat au plus haut niveau avec Rabat.

Le 27/07/2026 à 18h58

Par la voix de son ministre de la défense, la Belgique réagit au message adressé par le président américain Donald J. Trump au roi Mohammed VI. La Belgique s’en enthousiasme et voit en le Royaume un pays essentiel. Le Maroc est «un pays d’une importance cruciale», a ainsi affirmé dimanche le ministre belge de la Défense, Theo Francken, sur le réseau social X.

Cette réaction faisait suite au message et à la vidéo publiés par le président américain sur Truth Social, annonçant que la voie express reliant Tiznit à Dakhla serait baptisée au nom de Donald J. Trump. Pour rappel, le président américain avait réagi à cette décision en adressant, sur son réseau social un message de remerciement au roi Mohammed VI. «Merci à Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, hautement respecté. Quel immense honneur! J’espère avoir l’occasion de parcourir un jour, et je l’espère très bientôt, toute la longueur de cette formidable autoroute», a écrit le président américain. Le tout avec une vidéo expliquant la portée de cette infrastructure, sa vocation et ses spécificités techniques sous le titre «Donald J. Trump Highway: la voie de la paix vers la prospérité».

À la vue du gigantisme de la Donald J. Trump Highway, longue de 1.055 kilomètres et ayant nécessité un investissement de près de 1 milliard de dollars, avec un effet d’entraînement considérable en matière de développement, le ministre belge s’en réjouit et souligne que «le Maroc s’occidentalise de plus en plus». Chose qui est «intéressante pour l’OTAN». Faut-il le rappeler, le Maroc et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) entretiennent un partenariat stratégique solide et de longue date, formellement ancré depuis 1994 à travers le Dialogue méditerranéen. Bien qu’il ne soit pas membre de l’Alliance, le Royaume bénéficie depuis 2004 du statut privilégié d’allié majeur non-OTAN (Major Non-NATO Ally) accordé par les États-Unis, ce qui renforce sa coopération militaire avec les pays membres.

Ce partenariat se traduit par des exercices militaires conjoints réguliers, à l’image des manœuvres African Lion, les plus importantes en Afrique, une étroite collaboration en matière de lutte contre le terrorisme, la sécurité maritime et la gestion des frontières, positionnant ainsi le Maroc comme un pilier essentiel de la stabilité et de la sécurité dans la région Afrique du Nord-Sahel et en Méditerranée.

«C’est un pays africain d’une importance cruciale», insiste Theo Francken. «Nous attendons avec impatience notre mission économique!», a-t-il ajouté. La reine Mathilde de Belgique présidera une mission économique au Maroc au cours du premier semestre 2027, avait annoncé en mai dernier l’agence de presse Belga citant le Palais royal de Belgique.

En ralliant formellement le plan d’autonomie du Sahara et en inscrivant son action dans le cadre de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, la Belgique s’impose depuis comme l’un des soutiens les plus courageux de l’intégrité territoriale du Royaume, devant bien d’autres pays européens. C’était lors de la visite à Rabat du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot.

À Rabat, le 2 mars dernier, Maxime Prévot a exprimé de manière particulièrement claire l’orientation de la politique belge sur la question du Sahara marocain. «L’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie, qui a été présentée en 2007 sous l’impulsion de Sa Majesté le roi Mohammed VI, et qui prévoit que cette région s’inscrive dans le cadre de la souveraineté du Royaume du Maroc et de son unité nationale, constitue pour le Royaume de Belgique la base la plus sérieuse, la plus adéquate, la plus crédible et la plus réaliste pour parvenir à une solution politique qui soit juste et durable. Et c’est à la lumière de cette conviction que la Belgique agit désormais sur les plans diplomatique et économique en phase avec cette attitude», a-t-il déclaré.

Cette position s’inscrit dans une dynamique diplomatique amorcée depuis plusieurs mois et ouvre une nouvelle phase dans les relations entre Rabat et Bruxelles.

Par Tarik Qattab
Le 27/07/2026 à 18h58