Le Maroc occupe le 27e rang mondial du classement RepCore Nations 2026, en progression de trois places sur un an. Il devance l’ensemble des pays africains et arabes évalués et demeure, pour une nouvelle année, le pays le mieux classé de ces deux ensembles.
RepCore Nations est une étude internationale qui mesure la réputation des pays. Elle adapte aux États le modèle RepCore, conçu à l’origine pour évaluer la réputation des entreprises. L’analyse mesure le degré d’admiration, de respect et de confiance qu’inspire un pays et l’explique à travers 22 attributs rationnels couvrant les dimensions économique, politique, sociale, culturelle et environnementale.

Selon ses initiateurs, l’édition 2026 repose sur une enquête menée dans 36 pays sur la réputation de 74 nations, avec 124.014 évaluations collectées en ligne. Le classement publié porte sur les 60 premières économies mondiales par PIB, telles qu’elles sont perçues par l’opinion publique des pays du G7.
Pour Reputation Lab, «la réputation est devenue un actif stratégique pour les pays. Dans un contexte de dégradation généralisée des perceptions internationales, les nations capables de susciter l’admiration, le respect et la confiance conservent des avantages compétitifs importants pour attirer le tourisme, les investissements et les talents».
Technologie, gestion publique et sport
Le Maroc progresse sur plusieurs attributs. Il est perçu comme plus avancé technologiquement, mieux noté sur la gestion des ressources publiques et crédité de succès sportifs internationaux, avec l’effet de la Coupe d’Afrique des nations organisée sur son sol. Ces gains se mesurent aussi dans les comportements, puisque l’intention de visiter le pays gagne 2,5 points, l’intention d’y investir 1,9 point et l’intention d’acheter des produits marocains 2,5 points, selon Fernando Prado Abuín, Managing Partner de Reputation Lab.
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Le cabinet suit le cas marocain depuis plus de dix ans, en collaboration avec l’Institut royal des études stratégiques (IRES). Sur cette période, le pays a conservé ses forces traditionnelles, à savoir son environnement naturel, son hospitalité, sa richesse culturelle et sa gastronomie, détaille le Managing Partner de Reputation Lab. Il en a construit de nouvelles, liées notamment au développement économique, à la qualité institutionnelle et à la crédibilité internationale. «Une success story très intéressante», résume Fernando Prado Abuín.
«Entre 2015 et 2018, notre réputation reposait davantage sur des facteurs émotionnels que rationnels. Nous constatons désormais de nombreux progrès sur le plan institutionnel, avec une meilleure perception de l’éthique, de la transparence et du niveau de développement», explique Issam Lotfi, Chief Strategy Officer de l’IRES. Cette amélioration «reflète les nombreuses réformes menées sous la conduite du roi Mohammed VI», poursuit-il.
Le Maroc bénéficie aussi d’une image de stabilité, de crédibilité et de fiabilité dans une région souvent perçue comme volatile. Sa politique étrangère équilibrée et modérée, son engagement dans la coopération internationale et son rôle constructif sur les dossiers régionaux et mondiaux ont renforcé la confiance dont il jouit à l’étranger, conclut-il.




