La dernière session ordinaire du conseil de la ville de Rabat a entériné le transfert de la compétence de suivi et de contrôle de la propreté urbaine à la société de développement local (SDL) Rabat Ville Verte. Cette SDL, dont la vocation première est la gestion, l’aménagement et l’entretien des espaces verts, parcs, ceinture verte et forêts, se voit ainsi confier un nouveau domaine d’intervention, celui de veiller à la conformité des prestataires aux cahiers des charges, rapporte Al Akhbar dans son édition des 9 et 10 mai.
La décision a été approuvée par les élus du RNI, du PAM, de l’Istiqlal, du PJD et de l’USFP, tandis que les composantes de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) ont voté contre, précisent les sources du quotidien.
Les élus de la FGD ont vivement critiqué ce qu’ils considèrent comme un abandon par la mairie de ses propres prérogatives. Ils estiment par ailleurs que le principe de responsabilité et de reddition des comptes, pilier de la bonne gouvernance, se trouve bafoué, dans la mesure où le conseil d’administration de la SDL Rabat Ville Verte est présidé par le wali de la région Rabat-Salé-Kénitra.
Une situation qui soulève, selon eux, de sérieuses interrogations quant à la conformité de cette décision avec les lois régissant les communes. Dans une déclaration au quotidien, l’élu Omar El Hiyani a affirmé que «la compétence de la mairie cédée dans ce cadre constitue un grave renoncement au principe de responsabilité et de reddition des comptes».
De son côté, la majorité municipale défend la mesure, estimant qu’elle vise à renforcer les circuits de suivi et de contrôle.




