Bataille électorale à Oued Ed-Dahab: quand la logique tribale façonne les alliances politiques

Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne. (Photo d'illustration)

Revue de presseÀ l’approche des législatives partielles, la province d’Oued Ed-Dahab devient le théâtre d’une rivalité féroce entre les grands partis nationaux. Entre recompositions d’alliances, défections surprises et retour de figures traditionnelles, la conquête des sièges parlementaires se joue autant sur le terrain des partis que sur celui, décisif, des fidélités tribales. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 06/09/2026 à 19h09

Les tensions politiques montent d’un cran dans la province d’Oued Ed-Dahab à l’approche des élections législatives partielles. «La compétition s’annonce particulièrement féroce entre les différentes formations, où chaque camp cherche à faire étalage de sa force à travers une véritable bataille d’influence alimentée par les loyautés tribales et les réseaux d’alliances locales», relate le quotidien Al Akhbar dans son édition du lundi 7 septembre.

Au cœur de cette dynamique, l’ancien député Yenja El Khattat tente de consolider l’emprise du Parti de l’Istiqlal. Après avoir remporté le siège lors des scrutins précédents avec un écart confortable, son parcours parlementaire a été interrompu par une décision de la Cour constitutionnelle en raison d’incompatibilités avec sa présidence du Conseil régional. Aujourd’hui, l’Istiqlal choisit de présenter Mbarek Hmia pour défendre les couleurs du parti et maintenir sa suprématie dans la province.

De son côté, le Rassemblement National des Indépendants connaît des turbulences internes majeures à la suite du départ imprévu de Mbarek Hmia vers le camp de l’Istiqlal. Ce mouvement inattendu a contraint la direction du RNI à revoir sa stratégie en urgence pour désigner un nouveau candidat capable de concourir efficacement dans la circonscription d’Oued Ed-Dahab. «Pour combler ce vide, le choix s’est porté sur Mmadou Chenna, une figure issue de l’artisanat local, afin d’affronter les ténors politiques de la région», écrit Al Akhbar.

Parallèlement, le Parti Authenticité et Modernité déploie de grands moyens pour réaffirmer sa présence sur le terrain. À travers des rassemblements d’envergure organisés à Dakhla en présence de figures majeures de son bureau politique, le PAM cherche à remobiliser ses bases et à montrer sa capacité d’attraction auprès des élus locaux et des notables.

Enfin, la scène politique locale enregistre le retour de Slouh Joumani sous la bannière du Mouvement Populaire. Après avoir quitté son siège au Conseil des conseillers, il s’engage de nouveau dans la course vers la Chambre des représentants. Joumani table sur son ancrage historique et son influence auprès des réseaux traditionnels pour faire pencher la balance en sa faveur.

Alors que l’échéance approche, l’issue du scrutin dans les provinces du Sud reste largement ouverte. Bien au-delà des seuls programmes partisans, le résultat final dépendra essentiellement de la capacité des candidats à mobiliser leurs soutiens tribaux et à sceller des alliances territoriales stratégiques.

Par La Rédaction
Le 06/09/2026 à 19h09