De Bamako à Paris, en passant par Rabat et Madrid, se dévoile progressivement l’étroite complicité entre le régime militaire algérien et les organisations terroristes qu’il manipule, pour servir ses desseins politiques.
Cette sinistre alliance révèle une transformation inquiétante: l’Algérie s’est muée en un État voyou, prêt à orchestrer des attentats terroristes contre ses adversaires en s’appuyant sur des groupes extrémistes, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 25 février.
Une vérité que le Maroc n’a cessé de dénoncer, notamment à travers les déclarations d’Omar Hilale, représentant permanent du Royaume aux Nations Unies. Ce dernier a mis en lumière les liens inextricables entre séparatisme, terrorisme et crime transfrontalier, un fléau qui menace gravement la paix et la sécurité du continent africain.
Ces pratiques suicidaires du régime algérien ont été exposées au grand jour alors que la crise entre Paris et Alger s’enlisait.
Le ministre français de l’Intérieur, réagissant à l’attaque au couteau perpétrée par un ressortissant algérien à Mulhouse, a déclaré avec fermeté qu’«il fallait changer de braquet avec l’Algérie. Je pense que désormais, il faut accepter un rapport de force. Nous avons été assez conciliants, nous lui avons tendu la main. Qu’avons-nous obtenu en retour?».
Le ministre a révélé que dix demandes officielles avaient été adressées à l’Algérie pour obtenir l’expulsion de l’auteur de l’attentat, mais le gouvernement algérien a systématiquement refusé.
Ces refus répétés ont suscité l’indignation des autorités françaises, qui y voient une complicité indirecte dans la commission de cet acte barbare.
Cette attitude confirme, une fois de plus, l’implication du régime militaire algérien dans des pratiques criminelles et met en lumière la nature terroriste de sa structure. Cette révélation intervient alors que s’ouvre en France le procès de plusieurs «influenceurs» algériens, arrêtés il y a quelques semaines après avoir, pendant des années, propagé la haine et appelé à des actes terroristes sur les réseaux sociaux.
Ce que subit la France aujourd’hui face au terrorisme d’État algérien n’est qu’un chapitre d’une longue histoire, une pratique récurrente contre laquelle le Royaume du Maroc n’a cessé de mettre en garde, alors qu’il luttait seul contre ce système terroriste.
Un système qui, à travers ses bras armés, a tenté à plusieurs reprises de perpétrer des attentats au Maroc, profitant de la complicité d’organisations terroristes opérant dans la région du Sahel.
Il est fort probable que ces groupes soient également impliqués dans l’introduction des armes saisies récemment dans la région de Boudnib, dans la province d’Errachidia, destinées à une cellule terroriste démantelée dans plusieurs villes du Royaume.
Ces faits trouvent un écho troublant dans les accusations portées contre l’Algérie par les dirigeants maliens, qui n’ont pas hésité à affirmer publiquement que le régime algérien soutient le terrorisme.
Par ailleurs, une coordination sécuritaire entre le Maroc et l’Espagne a permis de déjouer un attentat terroriste visant le Maroc, aboutissant à l’arrestation d’une activiste séparatiste pro-Polisario. Cette dernière recrutait, via les réseaux sociaux, des «jihadistes» pour commettre des attentats contre le Maroc depuis l’île de Majorque.
Cette opération n’est pas isolée, car des médias espagnols ont révélé des informations confidentielles provenant du ministère de l’Intérieur espagnol, soulignant que l’Algérie est devenue une source majeure de terrorisme menaçant l’Espagne, indique Al Ahdath Al Maghribia.
Il y a quelques années, Wikileaks avait déjà signalé qu’après la fuite d’enregistrements de communications entre des généraux algériens et Mokhtar Belmokhtar, ancien chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), appelant à cibler le Royaume du Maroc, les autorités algériennes avaient expulsé tous les ingénieurs en télécommunication travaillant sur leur territoire.
Le régime a même interdit aux entreprises locales et internationales installées en Algérie de recruter des ingénieurs marocains, les accusant d’être à l’origine de la fuite de ces enregistrements.
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