Abdellatif Hammouchi sollicité par les directeurs de la CIA et du FBI à Washington

Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, intervenant lors d'une récente conférence internationale sur le terrorisme organisée à Saint Petersbourg en Russie.
Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, intervenant lors d'une récente conférence internationale sur le terrorisme organisée à Saint Petersbourg en Russie. . dr

Aussitôt après une intervention à Saint Petersbourg, lors d’une conférence internationale sur le terrorisme, Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, a mis le cap sur Washington où il est attendu pour des entretiens avec les directeurs de la CIA, du FBI et de la DNI.

Le 03/08/2016 à 08h06

Une première rencontre avec les directeurs des plus puissants services de renseignements au monde: celle pour laquelle est attendu, ce mardi à Washington, le patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi. Selon les sources de Le360, «Abdellatif Hammouchi, après un déplacement à Saint Petersbourg où il est intervenu lors d’une conférence internationale sur le terrorisme, s’est rendu à Washington où il aura des séances de travail tour à tour avec le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA, renseignement extérieur), John O. Brennan, le directeur du Federal Bureau of investigation (FBI, renseignement intérieur), James Comey, et le directeur du renseignement national (Director of National Intelligence, DNI)», James Clapper.

S’agissant de l’escale russe du patron du pôle DGSN-DGST, il faut bien noter qu’elle a été précédée, début avril dernier, juste après la visite du roi Mohammed VI à Moscou, par une première rencontre avec le premier secrétaire du Service fédéral de sécurité nationale, Nicolaï Patrouchev, soit le premier responsable sécuritaire de la Fédération de Russie. Le déplacement que vient d’effectuer Abdellatif Hammouchi, en ce début août à Moscou, se veut une confirmation de l’intérêt que porte la Russie de Poutine à l’expérience du renseignement marocain sur le front de la lutte antiterroriste.

Mais le voyage qu’entreprend le patron du contre-espionnage marocain du côté de la plus grande puissance au monde, à l’invitation de ses homologues de la CIA, du FBI et de la DNI, est une première à tous points de vue. En effet, c’est la première fois qu’un haut responsable sécuritaire marocain est sollicité par les patrons des plus puissants services secrets au monde.

Cette première invitation du genre place le Maroc au centre des enjeux sécuritaires internationaux et démontre, à qui veut bien le voir, l’intérêt que les services de renseignement les plus puissants au monde portent à l’expérience marocaine dans la lutte contre le terrorisme qui passe aujourd’hui pour un cas d’école.

En effet, la résilience des services nationaux face à la menace terroriste force l’admiration de leurs homologues occidentaux qui ne font plus aucun mystère de leur volonté de profiter de la stratégie mise en place par le royaume pour contrer ce fléau qui frappe en dehors de toute distinction de frontières, de religions ou de culture. Une stratégie qui a réussi non seulement à immuniser le royaume contre le terrorisme ravageur, mais à s’exporter en Europe et en Afrique, des territoires qui ont pu éviter des carnages grâce aux informations qui leur ont été fournies par les services marocains. France, Espagne, Allemagne, entre autres pays européens, sans parler, côté africain, du Mali, Côte d’Ivoire, ou plus encore le Niger, sollicitent aujourd’hui l’expérience marocaine de renseignement qui a prouvé son efficacité et dont le maître mot est la prévention et l’anticipation d’un danger qui montre qu’il n’existe plus de sanctuaire dans le monde. L’invitation de Hammouchi par les patrons de la CIA, du FBI et de la DNI montre si besoin en est que la stratégie marocaine de lutte contre le terrorisme, fondée sur la prévention, est appréciée et admirée par les plus hautes instances

Par Ziad Alami
Le 03/08/2016 à 08h06