Mobilisation lycéenne et étudiante en France: pour la reprise des cours, les organisations appellent à de nouveaux blocus

Des manifestants se rassemblent lors d'une mobilisation de lycéens s'inscrivant dans un mouvement de protestation national concernant les conditions d'enseignement, à Paris, le 6 octobre 2026. (Photo de Kiran RIDLEY/AFP). AFP or licensors

«Le temps d’un retour en classe est venu», a estimé l’entourage d’Emmanuel Macron auprès de la presse dimanche, alors qu’une série de manifestations a pris le relais des blocages pendant les vacances.

Le 02/11/2026 à 08h00

Les vacances de la Toussaint n’ont pas eu raison de leur mobilisation. Alors que les cours reprennent, lundi 2 novembre, les organisations étudiantes et lycéennes veulent poursuivre le mouvement engagé depuis six semaines . «Les lycées seront bloqués dès lundi», a assuré dimanche Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens!, tandis que l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé, en marge des manifestations de samedi, à de nouveaux blocages mardi et jeudi.

L’Unef a de son côté appelé samedi «à s’organiser dans toutes les universités ce lundi 2 novembre», estimant que «le mardi 3 novembre devra être une journée noire dans les universités», avec des blocages à travers le pays.

Des effectifs policiers renforcés

Dès lundi, la police va renforcer ses effectifs pour sécuriser les établissements scolaires après des violences observées lors des précédentes mobilisations, selon un message de la Direction nationale de la sécurité publique consulté par l’AFP.

L’Elysée souhaite un «retour en classe»

«Le temps d’un retour en classe est venu», a estimé auprès de la presse dimanche l’entourage d’Emmanuel Macron, tout en reconnaissant que «ce genre de mouvement ne se termine jamais de manière absolument nette».

L’intersyndicale regroupant l’USL, l’Unef, la Fage et l’Union étudiante réclame notamment un investissement de 10 milliards d’euros dans l’éducation et l’enseignement supérieur, ainsi que l’abrogation de Parcoursup.

Des concessions annoncées par le gouvernement

Lundi dernier, les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont promis une série de mesures pour tenter de mettre fin au mouvement: le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’Education nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15.000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Un «premier pas» pour les organisations de jeunesse, mais insuffisant.

Par Le360 (avec AFP)
Le 02/11/2026 à 08h00