De son côté, l’armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment contre des centres de commandement militaire et des cibles maritimes, «afin de diminuer la faculté de l’Iran à continuer d’attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz».
Today at 4 p.m. ET, U.S. forces began a new round of strikes against Iran at the Commander in Chief's direction. The strikes are designed to further degrade Iranian military capabilities used to attack commercial shipping in the Strait of Hormuz.
— U.S. Central Command (@CENTCOM) July 20, 2026
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu’ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d’Oman, «après que des explosions ont provoqué d’importants incendies à leur bord».
L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d’un navire touché par un «projectile non-identifié» à 8 milles nautiques (15 kilomètres environ) au nord-est de Limah, à Oman. Dans un rapport ultérieur, elle a précisé que l’équipage avait quitté le bateau.
UKMTO WARNING 094-26 - UPDATE 001
— UKMTO Operations Centre (@UK_MTO) July 21, 2026
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Déjà au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, le trafic maritime dans la région menace de se gripper encore davantage depuis que les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus maritime de l’Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde. Cela menace sa capacité à contourner le détroit d’Ormuz, lui-même bloqué.
Face à cette menace des Houthis pro-Téhéran et à l’intensification des hostilités entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole ont atteint lundi un plus haut depuis plus d’un mois. Après cette remontée, ils évoluaient en petite baisse mardi.
«Attaques encore plus puissantes»
Un peu plus d’un mois après la signature du protocole d’accord qui devait mener à la paix, Donald Trump a affirmé que l’Iran paierait «plusieurs fois» le prix de chaque soldat américain tué au Moyen-Orient, quand Téhéran a estimé faire face à «une guerre totale».
Depuis le début du conflit en février, 17 militaires américains sont morts, dont trois récemment en Jordanie et en Irak, les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet.
Et près de 100 ont été blessées depuis cette même date, la plupart légèrement, selon le Pentagone.
Côté iranien, le dernier bilan officiel datant de vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis la résurgence des affrontements.
Mardi, les forces armées iraniennes ont annoncé de nouvelles frappes dans le Golfe, en représailles aux attaques américaines.
Les Gardiens ont affirmé avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux avant-postes américains à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs, de réception radar et satellite au Koweït.
Two Rogue Oil Tankers Explode and Catch Fire in Southern Strait of Hormuz
— Tasnim News Agency (@Tasnimnews_EN) July 21, 2026
Two rogue oil tankers attempting to pass through the unsafe southern route of the Strait of Hormuz exploded and caught fire, bringing them to a halt. pic.twitter.com/8G9WdOukpR
Après cette attaque contre ces outils de repérage, «l’ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes», ont-ils prévenu dans un communiqué diffusé par l’agence officielle Irna.
L’armée a pour sa part dit, dans une déclaration portée par la télévision d’Etat, avoir frappé «trois importantes bases» utilisées par les Etats-Unis au Koweït, Arifjan, Al-Udairi et Ahmad Al-Jaber, avec des drones suicide.
Rencontre Aoun-Trump
Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins assuré que les efforts diplomatiques se poursuivaient via les pays médiateurs.
Le ministre de l’Intérieur de la République islamique, Eskandar Momeni, est d’ailleurs au Pakistan, où il doit rencontrer le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef des armées Asim Munir, d’après Islamabad.
Speaking upon his arrival in Islamabad, Eskandar Momeni said a key objective of his trip is to strengthen bilateral ties and follow up on the implementation of joint agreements, particularly those signed during President Pezeshkian’s visit to Pakistan.https://t.co/iMZfv0KzWl pic.twitter.com/I9h2XXsnWJ
— IRNA News Agency ☫ (@IrnaEnglish) July 20, 2026
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, demeure un point de contentieux majeur, et le protocole d’accord prévoyait sa réouverture.
Mais Téhéran l’a de nouveau verrouillé après la reprise des hostilités, les Etats-Unis réimposant de leur côté un blocus aux ports iraniens.
En outre, le président libanais Joseph Aoun doit être reçu mardi par son homologue américain Donald Trump, dont l’administration fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-Iran, qui a entraîné le Liban dans la guerre.
Pour Israël, le désarmement du mouvement est une condition à son retrait du sud du pays, qu’exige l’Iran en demandant que tout accord de paix concerne aussi le front libanais.




