Une «collaboration renforcée» entre Rabat et Paris: Gérald Darmanin remercie le Maroc après l’arrestation de 16 suspects

Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin.. AFP or licensors

Sur X, Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, a remercié le Maroc après l’arrestation de 16 personnes impliquées dans «des actes criminels graves, dont des trafics de stupéfiants en bande organisée, des meurtres, des escroqueries et des blanchiments d’argent». Le garde des Sceaux évoque une coopération «renforcée» entre Paris et Rabat.

Le 21/07/2026 à 11h31

Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, a adressé mardi ses remerciements au Maroc après l’interpellation de 16 individus «impliqués dans des actes criminels graves».

Les personnes arrêtées sont soupçonnées de plusieurs infractions. Le ministre cite des trafics de stupéfiants en bande organisée, des meurtres, des escroqueries et des opérations de blanchiment d’argent. Gérald Darmanin évoque ainsi une «collaboration renforcée» entre Paris et Rabat, ainsi que de «divers échanges» ayant permis d’aboutir à cette opération conjointe.

«Les demandes d’extradition des ressortissants français sont lancées, et les dénonciations officielles des binationaux, qui ne peuvent être extradés, effectuées afin que ces derniers soient poursuivis et jugés par les autorités marocaines», a-t-il souligné.

Dans son message, Gérald Darmanin insiste sur la portée de cette coopération. «Merci, une nouvelle fois, aux autorités marocaines pour cette coopération judiciaire contre le crime organisé, et pour la sécurité de nos deux pays dans le cadre de cette grande opération», écrit-il.

Cette annonce s’ajoute à une série d’opérations conjointes entre le Maroc et la France, lesquelles ont été menées au cours des derniers mois. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a procédé à plusieurs reprises à l’arrestation de suspects visés par des mandats d’arrêt internationaux dans des dossiers liant trafic de stupéfiants, blanchiment d’argent et réseaux de criminalité organisée transfrontalière.

Le cadre juridique de cette coopération repose sur les conventions d’entraide judiciaire liant les deux pays, qui organisent à la fois les procédures d’extradition pour les ressortissants étrangers et le mécanisme de dénonciation pour les binationaux.

Par La Rédaction
Le 21/07/2026 à 11h31