«Plus tôt dans la journée, les forces américaines au Moyen-Orient ont abattu deux drones d’attaque iraniens à usage unique qui menaçaient le trafic maritime international dans le détroit d’Ormuz», a écrit le Commandement central américain (Centcom) sur son compte X.
Earlier today, U.S. forces in the Middle East shot down two Iranian one-way attack drones that threatened international maritime traffic in the Strait of Hormuz.
— U.S. Central Command (@CENTCOM) June 7, 2026
American forces remain postured and ready to continue defending against Iranian aggression.
«Les forces américaines restent en alerte et prêtes à continuer de se défendre contre l’agression iranienne», a t-il ajouté.
Vendredi soir, le Centcom avait annoncé avoir abattu quatre drones d’attaque iraniens lancés en direction du détroit, puis frappé des sites de radars de surveillance côtiers iraniens.
Moments ago, CENTCOM forces shot down four Iranian one-way attack drones that were launched toward the Strait of Hormuz. The attack drones posed an immediate threat to regional maritime traffic. U.S. forces subsequently struck Iranian coastal surveillance radar sites in Goruk and…
— U.S. Central Command (@CENTCOM) June 5, 2026
En représailles, l’Iran avait dit avoir tiré une salve de missiles contre des installations militaires au Koweït et au Bahreïn, alliés des États-Unis. L’armée américaine a affirmé avoir abattu six missiles balistiques, tandis qu’un septième a raté sa cible.
Washington et Téhéran sont engagés depuis plusieurs semaines dans des pourparlers indirects en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais les négociations ne donnent aucun signe d’avancée.
Depuis la trêve du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les États-Unis et l’Iran. Mais elles ont récemment repris, en particulier autour du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran.
«C’est notre argent»
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a parlé dans un entretien à CNN d’«impasse», et a appelé Donald Trump à «en sortir» en débloquant des fonds iraniens à l’étranger, gelés à cause des sanctions américaines.
«S’il souhaite parvenir à un accord avec l’Iran, ces 24 milliards de dollars constituant un test de confiance», a t-il dit. «C’est notre argent à nous, pas celui des États-Unis».
A potential peace deal between the United States and Iran hinges on the Trump administration agreeing to release $24 billion in frozen Iranian assets, a top Iranian official told CNN, warning that the US would "enter into a dark corridor" should it resume fighting.… pic.twitter.com/JuRtYS446J
— CNN (@CNN) June 5, 2026
Selon une source proche du dossier, le Trésor américain examine la possibilité que ces avoirs puissent, au contraire, servir à compenser les pays du Golfe pour les dommages causés par les frappes iraniennes.
Autre point majeur de discorde, le Liban. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le sol libanais entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, tandis que les États-Unis traiteraient les deux dossiers séparément.
Frappes au Liban
Samedi, le chef de l’armée libanaise est parti rencontrer son homologue au Pakistan, principal médiateur dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.
Le même jour, des bombardements israéliens ont fait au moins cinq morts au Liban, dont trois soldats de l’armée libanaise, Israël annonçant de son côté la mort de deux de ses militaires.
Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 29 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d’après l’armée.
Le Hezbollah a de son côté revendiqué dimanche matin plusieurs attaques de drones contre des troupes israéliennes au Liban.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, est lui arrivé à Téhéran, où il doit notamment rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Pendant ce temps, l’équipe de football d’Iran est attendue dimanche à Tijuana, au Mexique, son camp de base pour la Coupe du Monde organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Les joueurs ont obtenu des visas pour entrer aux États-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matchs de la phase de groupes dont le premier le 15 juin à Los Angeles, mais l’Iran a décrété un «traitement discriminatoire» alors que plusieurs membres de l’encadrement n’ont pas obtenu le sésame.




