États-Unis: record de chaleur à Washington, ouverture repoussée des festivités du 4 juillet

Le 2 juillet 2026, dans le West Side de Chicago (Illinois), une personne se rafraîchit avec l'eau d'une borne d'incendie ouverte, en pleine vague de chaleur et une humidité accablante qui ont frappé de vastes régions des États-Unis, alors que le pays co-organise la Coupe du monde et s'apprête à célébrer son 250e anniversaire. AFP or licensors

Des millions d’Américains font face jusqu’au week-end à une chaleur extrême, notamment à New York et Washington, où des records de température ont été battus alors que la canicule devrait peser sur le Mondial de football et les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis.

Le 03/07/2026 à 07h26

Une «vague de chaleur dangereuse et record» frappe la moitié est des États-Unis, ont alerté les services météorologiques américains (NWS). Elle devrait durer sur la côte Est, très peuplée, jusqu’au week-end et la fête nationale du 4 juillet.

Dans la capitale Washington, le mercure a atteint jeudi 102°F, soit près de 39°C, battant un record vieux de 128 ans pour un 2 juillet.

Près de la Maison Blanche, June Martin, vendeur à la sauvette de 65 ans, s’affaire tant bien que mal sous un parasol. «Il fait très, très humide. C’est atroce», peste-t-il auprès de l’AFP, le visage en sueur.

«Si vous n’avez pas besoin d’être dehors, n’y restez pas», insiste-t-il. «Moi, c’est parce que j’ai une bonne raison d’être ici (...) c’est comme ça que je paie mes factures».

À Central Park, à New York, le mercure a atteint à 13h51 les 100°F, soit 38°C, avec un ressenti de 41°C, une première depuis juillet 2012, selon les services météorologiques. Ailleurs à New York, il a grimpé à 104°F, soit 40°C, un record pour un 2 juillet.

Plus au nord, à Boston, un autre record journalier a été enregistré avec 37°C.

«Vraiment dur»

D’autres records devraient être battus vendredi et samedi et «des records mensuels, voire historiques, sont possibles», a prévenu le NWS, ajoutant que cette chaleur sera aggravée par un air très chargé en humidité.

Bien qu’une majorité de bâtiments aux États-Unis soient équipés de systèmes de climatisation et de refroidissement, les canicules font davantage de morts dans le pays que les ouragans et les inondations.

Les enfants, les personnes âgées ainsi que les travailleurs en extérieur sont particulièrement à risque. «C’est vraiment dur», confie à l’AFP José, employé du BTP à Washington, casque de protection sur la tête.

Malgré la canicule, sa journée de douze heures n’a pas été écourtée. Alors, il tente de s’adapter: «Je prends un peu de temps, cinq ou quinze minutes de pause pour rentrer à l’intérieur, puis je retourne travailler».

À New York, Trey Parker, 27 ans, s’efforce de trouver des solutions pour garder ses deux enfants au frais. Face à cette chaleur record, sa climatisation «s’arrête parfois de fonctionner», explique-t-il. «On a dû sortir pour prendre l’air, acheter des glaces et se rafraîchir un peu».

Cet épisode caniculaire frappe plusieurs grandes villes et inquiète les autorités en raison de sa longueur et de son intensité, mais aussi des températures nocturnes, qui ne devraient apporter que «peu de répit».

À Washington, par exemple, le mercure devrait tomber au plus bas à 27°C dans la nuit.

Réseau électrique à la peine

Face à ces températures extrêmes, les réseaux électriques, dont celui de New York, étaient sous forte pression jeudi.

Afin d’éviter sa saturation, le maire de New York, Zohran Mamdani, a enjoint ses administrés à régler leur climatisation sur 78°F, soit 25,5°C, et non plus froid, ce qui lui a valu des critiques.

Cette canicule doit se poursuivre jusqu’à samedi et pourrait ainsi perturber les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

L’ouverture au public des festivités prévues à Washington a été repoussée de 13h à 17h en raison de la chaleur, et les organisateurs ont fait savoir dans un communiqué que les points d’eau et les moyens médicaux déployés samedi sur le site seraient renforcés.

Des orages pourraient également jouer les trouble-fête, a prévenu le NWS.

La Coupe du monde de football, qui se déroule actuellement aux États-Unis ainsi qu’au Canada et au Mexique, pourrait également être affectée.

Si quelques stades du Mondial sont équipés d’un toit, de la climatisation ou des deux, comme ceux d’Atlanta, Dallas ou Los Angeles, beaucoup sont à ciel ouvert, comme celui de Philadelphie, où la France affrontera samedi le Paraguay en huitièmes de finale.

Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

La canicule historique qui s’est récemment abattue sur une grande partie de l’Europe en est un exemple.

Par Le360 (avec AFP)
Le 03/07/2026 à 07h26