Le drame s’est produit peu avant 17H00 dans une habitation de Perry Street, un quartier résidentiel de cette ville située sur les rives du lac Érié. Alertés par un dispositif de détection acoustique des coups de feu, les policiers sont intervenus en quelques minutes. À leur arrivée, deux femmes, âgées de 51 et 37 ans, gisaient sans vie dans la rue.
Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, notamment des enregistrements de vidéosurveillance, permettent de reconstituer une partie des événements. D’après le chef de la police locale, Rick Lorah, des détonations étouffées avaient retenti à l’intérieur de la maison avant l’arrivée des deux femmes. Visiblement affolées, celles-ci auraient tenté d’attirer l’attention du voisinage et frappé à une porte pour obtenir de l’aide.
Le suspect serait alors sorti du domicile et aurait abattu les deux femmes avant de rentrer dans la maison. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer ce qui s’est passé à l’intérieur, ainsi que les raisons qui ont conduit à ce déchaînement de violence.
Deux enfants parmi les victimes
Après avoir sécurisé les abords de l’habitation, les forces de l’ordre ont déployé une équipe d’intervention spécialisée. Un drone et un robot ont été utilisés pour inspecter les lieux avant l’entrée des policiers.
À l’intérieur, ils ont découvert les corps de six victimes. Un garçon de cinq ans et une fillette âgée de près de deux ans se trouvaient au rez-de-chaussée. Deux autres femmes, âgées de 24 et 44 ans, ainsi que deux jeunes hommes de 19 et 21 ans, ont été retrouvés dans l’escalier menant à l’étage. La femme de 24 ans était enceinte de huit mois.
Le corps du suspect a été localisé à l’étage. Il présentait une blessure par balle qu’il se serait lui-même infligée. Les enquêteurs ont retrouvé une arme de poing de calibre .40 enregistrée à son nom.
La police a tenu à préciser qu’aucun tir n’avait été effectué après l’arrivée des premiers agents. Les détonations entendues durant l’intervention provenaient de dispositifs utilisés par les unités spécialisées, et non de nouveaux coups de feu. Selon les autorités, toutes les victimes étaient déjà mortes lorsque les policiers sont arrivés.
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Sept des huit personnes assassinées étaient apparentées au tireur. La huitième était une amie de l’une des victimes. Ces liens familiaux orientent les investigations, mais aucun mobile n’a encore été établi. Les policiers comptent notamment examiner des téléphones et recueillir les témoignages de proches afin de comprendre l’enchaînement des faits.
Une ville sous le choc
Lors d’une conférence de presse samedi, Rick Lorah a décrit une scène particulièrement éprouvante pour les policiers et les enquêteurs. «Certaines scènes vous accompagnent longtemps après les avoir quittées. Celle-ci en fait partie», a-t-il déclaré.
La maire d’Erie, Daria Devlin, a exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées, les voisins qui ont assisté aux événements et les secouristes mobilisés. «Toute notre communauté est à vos côtés», a-t-elle assuré aux proches des victimes.
Le gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, a indiqué sur X avoir échangé avec la maire et proposé le soutien de son administration. Les autorités municipales ont assuré qu’il n’existait plus de menace pour la population.
Ce massacre figure parmi les épisodes de violence armée les plus meurtriers qu’ait connus Erie. À l’échelle nationale, plus de 400 fusillades de masse ont été recensées depuis le début de 2026, selon le Gun Violence Archive, qui retient les incidents faisant au moins quatre victimes par balle, hors tireur.
La procureure Elizabeth Hirz a enfin appelé à éviter les rumeurs et les spéculations, alors que l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes et le mobile de cette tuerie.




