Tourisme. Quatre médinas hors des sentiers battus à visiter au Maroc, selon «Le Figaro»

La médina de Tétouan, une vitrine de la culture et de l'architecture arabo-andalouse.

Exit les célèbres médinas de Marrakech ou de Fès: le quotidien français «Le Figaro» convie plutôt ses lecteurs à découvrir quatre médinas méconnues des touristes, comme autant de hot spots de la slow life marocaine.

Le 14/02/2025 à 11h40

C’est aux amoureux d’un tourisme authentique que s’adresse Le Figaro dans un article consacré à quatre médinas marocaines assez méconnues des touristes, mais pourtant riches d’une histoire de plusieurs siècles. Au programme: la promesse d’une balade intimiste entre «architecture arabo-andalouse, vestiges de l’antiquité romaine, mellahs hérités de la Requista et slow life au rythme des vélos et des calèches», décrit la publication en préambule.

Larache, «passionnément vintage», «follement photogénique»

Première escale de ce voyage des sens: la médina de Larache, «passionnément vintage» et «follement photogénique». Si elle ne se hisse pas dans le classement des médinas les plus «instagrammables» -ce qui est loin d’être un défaut, Le Figaro s’attarde sur ses couleurs délavées qui «happent le visiteur» et invite le lecteur à «guetter dans l’enchevêtrement cubiste les traces d’une splendeur passée». Parmi les sites à découvrir dans le cœur battant de la vieille ville, le quotidien cite un clocher néo-gothique, ou plus loin, une citadelle de style Renaissance italienne, le marché central à l’architecture néo-hispano-mauresque datant de 1928, ou encore l’Ensanche, le quartier datant du protectorat espagnol...

L’aura de la médina de Larache n’a rien à envier à d’autres plus courues des touristes car ici, relève-t-on, «les ruelles escarpées diffusent un parfum de vintage» où s’entremêlent harmonieusement les styles Art déco, néo-mauresque ou modernistes. La visite de l’ancien comptoir tour à tour phénicien puis romain se poursuit aux abords du site archéologique de Lixus. Au menu de cette escapade culturelle: les ruines du quartier industriel où étaient fabriquées les conserves de poisson et de garum (une sauce très prisée à Rome), ou encore la colline où théâtre et amphithéâtre, thermes, basilique paléo-chrétienne et villas patriciennes témoignent de la riche histoire de la ville.

La ville de Sefrou, qualifiée de «pépite en pays de Cocagne», est la deuxième étape de ce périple. Au cœur de celle dont le nom signifie «lieu caché» en amazigh s’impose la médina, posée à plus de 800 mètres d’altitude sur les contreforts du Moyen Atlas. Rappelant l’histoire de ce «carrefour des caravanes au XVIIIème siècle», Le Figaro s’attarde sur «sa belle enceinte percée de sept portes, ce symbole de l’enracinement de la communauté juive au Maroc» qui lui a valu son nom de «petite Jérusalem».

À Sefrou, réputée pour ses fameuses cerises noires, on prend le temps de flâner dans le marchés de fruits et légumes, tout en admirant les «demeures ornées de balcons typiques du Mellah et des caravansérails». Clou de ce spectacle, les échoppes colorées d’une multitude de akkad, ce petit bouton réalisé à partir de soie végétale qui décore les vêtements traditionnels et qui représente l’un des trésors de la ville. En dehors des remparts de la médina, Le Figaro conseille de succomber aux délices du pays de Cocagne alentour, célèbre pour son foie gras, ses fromages de chèvre et ses vignobles.

Taroudant, «la petite Marrakech»

Plus au sud, direction Taroudant et son «charme authentique». Surnommée «la petite Marrakech», l’éphémère capitale de la dynastie saadienne à la grande époque du commerce transsaharien s’impose par «son incroyable ceinture de remparts ocre -plus de 7 km ponctués de 130 tours!», note la publication. Le spectacle continue derrière l’enceinte des remparts, où s’étend une charmante médina mouchetée de quelques pépites architecturales. Ici, c’est à vélo ou en calèche que l’on prend le temps de visiter la vieille ville, avant de s’aventurer dans les environs pour explorer l’oasis de Tioute et la vallée des cédrats.

Dernière escale de ce voyage en dehors des sentiers battus: Tétouan, la «vitrine arabo-andalouse» du Maroc. Classée par l’Unesco, sa vieille ville demeure pourtant l’une des médinas les plus méconnues du Maroc, note Le Figaro, rappelant toutefois que l’ancienne cité de Tamuda bruisse d’histoires à raconter depuis l’Antiquité, «à commencer par celle de la présence romaine au Maroc, dont le musée archéologique se fait l’écho avec de somptueuses mosaïques provenant du site de Lixus près de Larache».

Cette médina, entièrement reconstruite au XVème siècle par les réfugiés juifs et musulmans d’Espagne, s’impose ainsi comme une «vitrine des influences croisées entre l’Andalousie et le Maroc», est-il expliqué. À découvrir absolument: sa ceinture de remparts, derrière laquelle se dévoilent, au fil des ruelles et des passages couverts, souks, ateliers d’artisans, maisons blanchies à la chaux et architecture arabo-andalouse garnie de frises d’azulejos. «Tout un savoir-faire artisanal dont on peut admirer les innombrables variantes au musée Bab El Oqla, situé dans une magnifique demeure rénovée», conseille la publication.

Par Leïla Driss
Le 14/02/2025 à 11h40

Bienvenue dans l’espace commentaire

Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.

Lire notre charte

VOS RÉACTIONS

Je me fais Ministre de la ville et de la culture qui crée les emplois et fais la proposition suivante. J'aime la ville de Fès et la connait assez bien. Je la prends comme modèle. 1) Non loin de la route qui mène à Bab Ftouh, cette route devrait être pavée et interdite aux véhicules. Donc l'espace pavé contiendrait des échoppes en bois. Les marchands de légumes et fruits s'y installeront. Ainsi la médina sera plus aérée. Tous les commerçant auront un dispositif pour les payement électronise ... Au niveau de Bab Ftouh, le cimetière devrait être entretenu et blanchit à la chaux....Une caserne de pompier y sera placée 24h/24.... L'usine de cuisson du zellige qui pollue la ville sera transférée... Le réseau d'eau et l'électricité devraient être mis à niveau. La fibre optique ...

Impossible que le journaliste du Figaro ait été à Larache. Larache est un desastre. Ville aussi desolée que delabree. La Medina est en train de s'ecrouler sur elle même, en plus d'être sale. La ville moderne est abandonnee, sale et laide aux façades hideuses. Mention speciale sur la gigantesque bouche d'egoût qui deverse des flots sur la plage juste en bas du cimetière chrétien où sont enterrés Genet et Goytisolo. Une ville economiquement morte.

0/800