L’exposition «Adel Abdessemed. L’antidote» au Musée d’art contemporain de Lyon en France fait actuellement des vagues. La polémique enfle sur les réseaux sociaux à mesure que le débat fait rage. Une question est sur toute les lèvres: faut-il mettre en scène la souffrance animale pour la dénoncer?
Pour les défenseurs des animaux, il est évident que la vidéo baptisée «Printemps», exposée parmi une quarantaine d’autres pièces, est un outrage à la cause animale. La séquence qui passe en boucle toutes les trois secondes montre en effet des poulets pendus par les pattes et brûlés vifs.
«Ceci n'est pas de l'art, c'est de la cruauté envers les animaux. Que l'artiste ait utilisé un trucage ou non, les poulets exploités dans la performance d'Adel Abdessemed ont été suspendus à l'envers par des crochets, exhibés à des spectateurs et confrontés à la présence de flammes sur leur corps - une expérience terrifiante et traumatisante pour ces êtres sensibles et intelligents», s'est indignée l'association de défense des animaux Peta, citée par Le Parisien.
Du côté du musée, on explique que cette œuvre est une allégorie de la violence et que celle-ci «a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d'effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d'incendie qui sont sans danger».
L’artiste lui-même a utilisé cette technique sur sa propre personne dans l’œuvre «Je suis innocent» dans laquelle il apparaît en train de brûler.
Adel Abdessemed est né le 2 mars 1971 à Constantine, en Algérie. Artiste plasticien contemporain, il vit et travaille entre Paris et Londres.




