Textile: les opérateurs marocains déclarent la guerre aux produits turcs

La marque de prêt-à-porter turque LC Waikiki dispose de 34 magasins au Maroc. . DR

Revue de presseKiosque360. Les opérateurs locaux ne savent plus à quel saint se vouer face aux importations massives de produits turcs, qui inondent le marché, occasionnant une concurrence déloyale.

Le 05/07/2018 à 22h44

C’est un nouveau rebondissement dans la guerre qui oppose les opérateurs marocains du textile aux produits turcs. En effet, La Vie Eco affirme dans son édition en kiosque vendredi 6 juillet que les enseignes locales du secteur préparent une nouvelle riposte contre les produits turcs.

Selon le journal, cette réplique s’explique par le fait que la restauration en janvier dernier des droits de douane maximum de 22,5% sur les importations de prêt-à-porter turc n’a pas eu l’effet escompté. Notons que les chiffres provisoires de l’Office des changes montrent une évolution des exportations de vêtements confectionnés de 1,7% à fin mai 2018 et la progression des articles de bonneterie à 4,2% grâce au fast-fashion.

Selon l’AMITH (qui regroupe les entreprises du secteur), les donneurs d’ordre européens ont jeté leur dévolu sur la Turquie à cause notamment de la baisse de la livre turque face à l’euro. La Vie Eco fait remarquer aussi qu’au-delà des importations massives de textile de Turquie, les entreprises turques poursuivent leur expansion. Ainsi, LC Waikiki dispose de 34 magasins au Maroc.

Cette expansion des opérateurs turcs est d’ailleurs fortement encouragée par le gouvernement turc grâce à des subventions. Pour contrer cette avancée, La Vie Eco révèle que 13 enseignes locales (marocaines et européennes) se sont réunies au siège de Folly Fashion il y a deux mois et ont décidé de mettre en place un groupe de travail dont l’objectif est de créer une concurrence loyale entre les marques présentes au Maroc. 

Par Ismail Benbaba
Le 05/07/2018 à 22h44