Revalorisation des rentes attribuées aux victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte qu’un projet de décret sera présenté aujourd'hui au Conseil du gouvernement qui introduira une revalorisation de 20%. Le journal précise qu’il tiendra compte d’indices qui sont à leur tour fonction de l’année durant laquelle l’accident ou la maladie professionnelle est survenu. «Seuls les accidents du travail et maladies professionnelles antérieurs au 1e juillet 2013 sont concernés par cette revalorisation», fait savoir le quotidien qui souligne que les rentes sont servies par les fonds du travail qui est géré par une filiale de CDG, la Caisse Nationale de Retraites et d’Assurances (CNRA). D’après la même source, la revalorisation profitera à 58.661 personnes, soit 88% des attributaires de rentes avec un budget de 82 millions de dirhams par an, soit l’équivalent de 32% du montant global des rentes viagères accordées à fin 2016.
L’Economiste explique que ces fonds sont composés d’un fonds de majoration des rentes, un fonds de garantie et un autre dédié à la solidarité. C’est le premier qui prendra en charge la nouvelle revalorisation puisqu’il assure des majorations et des allocations aux victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ou à leurs ayants droit. Toujours est-il que les trois fonds ont une vocation sociale. Ils sont financés principalement par la contribution des compagnies d’assurances et des employeurs non assurés. A cela s’ajoutent les recettes financières générées par la gestion des avoirs des fonds consignés auprès de la CDG.
Le journal révèle que ces fonds du travail ont été gérés pendant plusieurs années par «la division des accidents du travail» relevant du ministère de l’Emploi. «Le gouvernement n’avait pas hésité à y puiser pour financer des dépenses publiques. Ainsi, 2 milliards de dirhams y ont été pompés», conclut le quotidien.




