Le commerce international du citron marocain enregistre une reprise quantitative et financière significative. Selon les données publiées par la plateforme EastFruit, rapportées par le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 4 juin, le Maroc a exporté près de 11 400 tonnes de citrons entre octobre 2025 et mars 2026, pour une valeur supérieure à 6 millions de dollars. Ce volume, réalisé alors que la campagne en cours n’est pas encore finalisée, surpasse déjà le bilan total de la saison précédente et confirme la reprise d’une filière qui avait chuté à son niveau le plus bas lors de la campagne 2023/24, avec seulement 5 300 tonnes expédiées.
Les expéditions s’étaient redressées à 9 700 tonnes en 2024/25 avant d’amorcer l’accélération actuelle, lit-on dans L’Economiste. Si la tendance se maintient, la campagne 2025/26 pourrait s’établir comme la plus performante des cinq dernières années pour cette culture, qui est longtemps restée en retrait par rapport à d’autres produits d’exportation phares du pays, comme les tomates, les fruits rouges ou les légumes frais.
Cette croissance s’explique par une réorientation géographique des flux commerciaux. La Russie s’impose désormais comme le premier client du Maroc pour ce produit, absorbant près de 50% des volumes exportés après avoir multiplié ses achats par sept par rapport à la saison dernière. Cette dynamique démontre un repositionnement des exportateurs marocains en dehors des circuits traditionnels de l’Union européenne.
Parallèlement, l’Espagne, pourtant producteur majeur de citrons dans le bassin méditerranéen, a multiplié par vingt-cinq ses importations de citrons marocains sur un an. «Ce flux s’explique par des mécanismes de complémentarité saisonnière et des besoins ponctuels de régulation des approvisionnements. Enfin, le Moyen-Orient contribue également à ce redressement, l’Arabie saoudite affichant l’une des plus fortes progressions de la saison en matière de demande pour le citron marocain», conclut L’Economiste.




