Il s’agit de la deuxième augmentation depuis le début de l’année. Début février, les prix avaient déjà été revus à la hausse de 35 centimes pour le gasoil et de 11 centimes pour l’essence.
D’après le relevé effectué par Le360 dimanche matin dans le centre-ville de Casablanca, les nouveaux tarifs affichés dans les stations-service confirment cette hausse.
Dans les stations Afriquia et Shell, le gasoil est désormais vendu à 10,80 dirhams le litre, tandis que l’essence atteint 12,49 dirhams le litre. Chez Petromin Oils, le diesel s’affiche à 10,79 dirhams, contre 12,50 dirhams pour l’essence.
Un contexte international tendu
Cette hausse intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Proche-Orient. Après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les marchés pétroliers ont réagi par une flambée des cours du brut. Les prix du pétrole ont bondi d’environ 9% dans les échanges après la fermeture des marchés financiers. Une hausse qui pourrait se confirmer lors de la reprise des échanges.
Le baril de pétrole, qui s’établissait autour de 73 dollars vendredi avant les frappes, pourrait désormais atteindre 80 dollars, voire davantage selon certains analystes.
La situation est particulièrement surveillée en raison du rôle stratégique de l’Iran dans le marché pétrolier mondial. Le pays figure parmi les dix plus grands producteurs de pétrole, avec une production estimée à 3,1 millions de barils par jour, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
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L’enjeu principal reste toutefois le détroit d’Ormuz, passage maritime crucial reliant le Golfe à l’océan indien. Environ 20 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, soit près de 20% de la consommation mondiale, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Toute perturbation durable dans cette zone pourrait donc provoquer une flambée des prix du brut à l’échelle mondiale.
Au Maroc, les répercussions des fluctuations des cours internationaux ne se répercutent généralement qu’avec un certain décalage. En effet, les distributeurs doivent d’abord écouler les stocks acquis au prix d’achat.
Si le stock de sécurité des produits pétroliers, estimé à environ deux mois, est respecté, les variations du marché international mettent donc plusieurs semaines avant d’influencer les prix à la pompe.








