Minerais critiques: quelle place pour le Maroc?

Le Maroc dispose d’un potentiel avéré en matière de production de minerais critiques.

Revue de presseLe Maroc dispose d’un potentiel avéré en matière de production de minerais critiques tels que le cobalt, le manganèse et le cuivre. Le pays cherche à capter une part des investissements massifs nécessaires à l’extraction et la valorisation de ces ressources convoitées. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les inspirations Eco.

Le 25/06/2024 à 21h00

Cobalt, manganèse, cuivre..., le Maroc dispose d’un potentiel avéré en matière de production de minerais critiques stratégiques. C’est ce qui ressort d’une analyse dédiée publiée par le quotidien Les Inspirations Eco. «Grâce à son climat d’investissement favorable et ses infrastructures de qualité, le pays cherche à capter une part des investissements massifs nécessaires à l’extraction et la valorisation de ces ressources convoitées», lit-on.

Le Maroc se positionne comme un acteur majeur grâce à son sous-sol et son secteur minier relativement bien développé. Parmi les principaux minerais critiques, il se distingue dans la production de cobalt, de manganèse et de cuivre. En 2022, le Royaume figurait parmi les 12 premiers producteurs mondiaux de cobalt avec 2.300 tonnes extraites. Si cette quantité reste modeste comparée aux 130.000 tonnes produites par la République Démocratique du Congo (RDC), principal producteur mondial, elle témoigne néanmoins du potentiel national.

«Le Maroc assure également une production régulière de manganèse, métal indispensable pour les batteries. Quant au cuivre, métal clé pour les technologies propres, le pays affiche une tradition minière bien établie dans ce domaine. Au-delà de ces minerais, le sous-sol marocain recèle d’autres ressources prometteuses comme le lithium, le nickel, le chrome ou le graphite», relève Les Inspirations Eco. 

Avec la transition énergétique mondiale, la demande en minerais critiques connaît une hausse fulgurante pour alimenter les technologies propres telles que les véhicules électriques, les batteries ou les énergies renouvelables. D’après le rapport de l’AIE, cette demande devrait être multipliée par six d’ici 2040. Face à cette perspective, le Maroc se positionne stratégiquement pour capter une partie des investissements massifs nécessaires à l’extraction et à la valorisation de ces ressources stratégiques.

«Le pays mise sur son climat d’investissement favorable, sa stabilité politique et ses infrastructures de qualité pour attirer les capitaux étrangers dans ce secteur prometteur. Cependant, le Royaume devra relever des défis de taille, notamment en termes de gouvernance des ressources minières, de gestion durable de l’environnement et de développement des capacités techniques et humaines nécessaires. Des mesures incitatives pour l’adoption de technologies propres et l’économie circulaire dans le secteur minier sont aussi à envisager», lit-on encore. 

Pour valoriser pleinement son potentiel minier, le Maroc doit former une main-d’œuvre qualifiée à tous les niveaux, des géologues aux ingénieurs en passant par les techniciens spécialisés. Cela nécessite d’importants investissements dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, ainsi que le développement de centres de recherche et d’innovation dédiés au secteur minier, souligne le quotidien.

Par Le360
Le 25/06/2024 à 21h00