Les détails du nouvel appel d’offres pour la décharge de Médiouna

Traitement de déchets ménagers, dans une décharge au Maroc.  . DR

Revue de presseAprès un premier appel d’offres infructueux, la mairie de Casablanca lance un nouveau concours pour la gestion déléguée du futur Centre de traitement, de valorisation et d’enfouissement des déchets ménagers et assimilés de Médiouna. En voici les spécificités. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 07/03/2024 à 21h02

C’est reparti pour l’appel d’offres relatif à la gestion déléguée du futur Centre de traitement, de valorisation et d’enfouissement des déchets ménagers et assimilés de Casablanca (CTVE). La mairie vient de lancer un nouvel appel d’offres dont l’ouverture des plis est prévue le 15 mai prochain, indique le quotidien L’Economiste dans son édition du vendredi 8 mars. Le projet devait être opérationnel durant l’été 2023.

Mieux vaut tard que jamais, ce marché concerne la conception, le financement et la gestion du CTVE, la réhabilitation de l’ancienne décharge de Médiouna et du nouveau casier mitoyen et le traitement du lixiviat (jus de déchets) produits par les ordures sur le site. Le montant des investissements nécessaires est estimé à plus de 3,1 milliards de dirhams (y compris le coût du foncier).

«Le futur adjudicataire s’engagera à réaliser un taux de valorisation minimal de 25% et à ne pas dépasser un taux d’enfouissement de 50%. Il devra en plus se débarrasser du lixiviat (600.000 m3) dans un délai de 14 mois, à compter de la date de signature du contrat de gestion déléguée», précisie le quotidien. Pour être éligibles, ajoute L’Economiste, les concurrents devront justifier des capitaux propres supérieurs ou égaux à 300 millions de dirhams et un chiffre d’affaires d’au moins 200 millions de dirhams lors des 3 derniers exercices.

«En cas de groupement, le chef de file doit, à lui seul, réaliser un CA d’au moins 200 millions de DH. Ils devront aussi disposer d’au moins 1 an d’expérience dans le domaine d’exploitation des décharges contrôlées. La superficie totale du futur CTVE est de 264 hectares. L’adjudicataire définira la partie du foncier à affecter au CTVE y compris les casiers d’enfouissement, le reste sera dédié à d’autres activités au choix du délégant», lit-on encore.

Le projet de réalisation d’une décharge contrôlée à Casablanca s’est heurté à plusieurs reprises au problème de disponibilité du foncier qui doit accueillir le futur CEV. Aujourd’hui, cet obstacle semble enfin réglé. Le terrain de 260 hectares qui abritera les futures installations se trouve dans la commune de Majjatia Ouled Taleb, dans la province de Médiouna.

Le plus gros des 3,1 milliards de dirhams sera supporté par le ministère de l’Intérieur à travers la Direction générale des collectivités territoriales (1,9 milliard de dirhams sur 10 ans). La Région Casa-Settat contribuera, pour sa part, à hauteur de 272 millions de dirhams sur 5 ans. Le reste sera financé par la commune de Casablanca.

Par Nabil Ouzzane
Le 07/03/2024 à 21h02