Le marché automobile marocain confirme sa solide dynamique. Selon les dernières statistiques publiées par l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes ont poursuivi leur trajectoire ascendante en juin 2026, portées par une transition énergétique qui s’accélère et par l’offensive commerciale des constructeurs chinois.
«Au cours du seul mois de juin, 27.193 véhicules neufs ont trouvé preneur, soit une progression de 16,72% par rapport à la même période de l’année précédente», relève le magazine hebdomadaire Challenge. Sur l’ensemble du premier semestre, les immatriculations cumulées ont atteint un niveau inédit de 131.748 unités, en hausse de 17,6%. Cette performance s’inscrit dans le sillage d’une année 2025 déjà historique et témoigne d’une remarquable régularité, le secteur enregistrant six mois consécutifs de croissance par rapport aux niveaux de l’exercice précédent.
Dans le détail des segments, les voitures particulières ont signé en juin leur meilleure performance mensuelle depuis le début de l’année, avec 24.649 unités écoulées. Au terme du semestre, ce segment totalise 116.802 ventes, conservant sa domination avec près de 89% de part de marché. De leur côté, les véhicules utilitaires légers affichent une croissance encore plus soutenue en juin, bondissant de 27,9% pour s’établir à 2.544 livraisons. Une tendance observée sur l’ensemble du semestre, qui porte le cumul à 14.946 unités et témoigne d’une reprise manifeste des investissements des professionnels et des entreprises.
«L’enseignement majeur de ce bilan semestriel réside dans l’essor spectaculaire des motorisations vertes», souligne Challenge. Les véhicules électrifiés représentent désormais 16,8% des ventes de voitures particulières, contre 10% un an plus tôt, soit un volume global de 19.611 unités. Les modèles hybrides rechargeables mènent la danse avec une augmentation fulgurante de 170,3%, suivis par les versions mild-hybrides, qui dépassent les 3.451 immatriculations. Le 100% électrique franchit également un cap avec 1.060 ventes, auxquelles s’ajoute l’émergence d’une nouvelle catégorie de véhicules à prolongateur d’autonomie, qui totalise 1.262 unités.
Cette mutation technologique fait directement le jeu des constructeurs chinois, dont l’ancrage sur le marché national se consolide de mois en mois, écrit Challenge. Représentées par 21 marques, les enseignes chinoises ont capté 11,3% du marché des voitures particulières au premier semestre, avec 13.148 immatriculations, faisant plus que doubler leur pénétration en l’espace d’un an.
Malgré cette nouvelle concurrence, le groupe Renault maintient fermement son hégémonie sur le marché automobile national. Sa marque Dacia conserve la première place du podium avec plus de 27.140 ventes, talonnée par la marque au losange, qui enregistre 20.715 livraisons. Ensemble, elles s’adjugent plus de 40% des ventes globales. Derrière ce duo de tête, Peugeot et Hyundai complètent le haut du classement, suivis de Volkswagen. Parmi les autres performances notables, Citroën se distingue par une croissance de 37%, tandis que Toyota affiche une progression soutenue. À l’inverse, Opel enregistre un net repli de près de 23%.
Cette dynamique globale, qui s’opère pourtant sur une base de comparaison élevée depuis le printemps 2025, s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs clés: le renouvellement naturel du parc roulant, l’introduction de nouvelles marques asiatiques compétitives, le déploiement d’offres de financement attractives et une diversification croissante de l’offre de motorisations.




