La métropole de Casablanca devient le centre de gravité des relations économiques anglo-marocaines. «Organisé conjointement par le département britannique des Affaires et du Commerce et la Confédération générale des entreprises du Maroc, le Forum économique qui s’ouvre ce mercredi témoigne de l’intérêt grandissant de Londres pour les chantiers d’envergure lancés par le Royaume», écrit le quotidien L’Economiste dans son édition du mercredi 3 juin.
Alors que le Maroc accélère ses préparatifs et ses réformes structurelles à l’horizon 2030, les opérateurs britanniques y voient un relais de croissance incontournable. Les discussions de cette rencontre bilatérale se concentrent sur des secteurs névralgiques et en pleine mutation, allant des infrastructures de transport à l’énergie, en passant par les mines, la finance, la logistique et le tourisme.
«Cette effervescence sectorielle s’appuie sur des fondations commerciales de plus en plus solides», souligne L’Economiste. Depuis l’entrée en vigueur de leur Accord d’association en 2021, les flux de marchandises et de services entre Rabat et Londres ont suivi une trajectoire ascendante remarquable. Le volume global des échanges est ainsi passé de 2,1 milliards de livres sterling en 2021 à 4,3 milliards en 2024, pour culminer à 4,7 milliards de livres sterling à la fin de l’année 2025. Cette dernière progression de plus de 10% en un an confirme la tendance de fond: le Maroc s’est solidement installé au 50e rang des partenaires commerciaux de la puissance britannique.
Si le commerce bilatéral s’équilibre progressivement, il reste profondément marqué par la complémentarité des deux marchés. Le Royaume-Uni demeure un client historique de l’agriculture marocaine, ses importations étant largement dominées par les fruits et légumes, mais aussi par les composants électriques, le textile et l’automobile.
En 2025, les achats britanniques auprès du Maroc ont atteint 2,6 milliards de livres sterling. En miroir, les exportations britanniques vers le Maroc ont bondi de plus de 17% sur la même période pour s’établir à 2,1 milliards de livres sterling. Portées majoritairement par les biens industriels, le pétrole raffiné et les équipements de production d’énergie, ces ventes ont permis à Londres de réduire significativement son déficit commercial vis-à-vis de Rabat, illustrant une dynamique dans laquelle chacun des deux partenaires consolide ses positions.




