La transition vers la mobilité électrique met le turbo au Maroc

Une borne de recharge iSmart pour voitures électriques. . Saïd Bouchrit - Le360

Revue de presseUn écosystème se met en place au Maroc pour une mobilité plus électrique et plus respectueuse de l’environnement. En vue, l’installation de 2.500 bornes de recharge fonctionnelles sur le territoire d’ici trois ans. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 05/02/2023 à 20h46

Le Maroc passe à la vitesse supérieure en matière de mobilité électrique. Regroupant les principaux acteurs du secteur, une nouvelle association a été créée afin de soutenir l’adoption et le développement des véhicules électriques: l’Association professionnelle intersectorielle de la mobilité électrique (APIME). Son objectif à court terme est d’installer 2.500 bornes de recharge fonctionnelles sur le territoire marocain dans un horizon de trois ans, principalement des fast-chargeurs et des bornes semi-rapides, indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du lundi 6 février.

«Nous avons déjà commencé à avoir des séminaires d’information dans ce sens. Nous avons aussi le soutien des fabricants et installateurs de bornes, membres de la FENELEC (Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables, NDLR) et des entreprises qui vont s’occuper de leur maintenance. Parce qu’il ne suffit pas de les installer, il faut aussi que les bornes soient fonctionnelles. Il s’agit d’un point très important», précise Omar El Harti,  président de l’APIME et directeur général de Centrelec.

L’association fédère les professionnels de l’électricité, de l’électronique, des énergies renouvelables, et les importateurs de véhicules au Maroc. Et elle était présente en force au Forum de la Mobilité verte et de l’énergie, organisé le 1er février dernier à Casablanca.

Tout un écosystème se met ainsi en place, allant des distributeurs, installateurs et fournisseurs de services et de solutions de recharge de bornes électriques aux constructeurs automobiles. Cité par Les Inspirations ÉCO, Omar Magoul, directeur général d’Interworld-africa, organisateur du Forum, plante le cadre. «On produit de plus en plus de véhicules électriques et la production de véhicules à moteur thermique va en se réduisant. Du coup, la part des véhicules électriques importés au Maroc va augmenter. Ce qui signifie que les importateurs de véhicules devront s’adapter à l’évolution des tendances et à la hausse des exigences en matière de mobilité verte et d’énergie. En tant que pays touristique, beaucoup de personnes venant d’Europe feront le voyage en véhicules électriques», explique-t-il.

L’enjeu est donc de préparer l’environnement marocain au développement rapide de la mobilité électrique, et ce, en fédérant l’ensemble des opérateurs de l’économie marocaine concernés autour d’un seul objectif commun.

Par Nabil Ouzzane
Le 05/02/2023 à 20h46