Le Maroc et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale avec la signature, mardi à Rabat, de deux accords de financement d’un montant global de 365 millions d’euros. «Cette enveloppe est destinée à moderniser et à sécuriser les infrastructures de transport du Royaume, en ciblant particulièrement les réseaux routier et ferroviaire», rapporte le magazine Finances News Hebdo.
Le premier volet de cet engagement consiste en un prêt de 50 millions d’euros accordé par la BEI, adossé à une subvention de 15 millions d’euros de l’Union européenne, destinée au programme de réhabilitation ferroviaire de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Le second volet porte sur un financement de 300 millions d’euros contracté par la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) afin de renforcer la résilience du réseau autoroutier face aux défis climatiques et structurels. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, et de la présidente de la BEI, Nadia Calviño, aux côtés des représentants de l’ONCF et de la délégation de l’Union européenne au Maroc.
Pour les responsables des deux rives de la Méditerranée, ces investissements dépassent le simple cadre technique pour s’inscrire dans une vision stratégique à long terme. Nadia Calviño a ainsi souligné que le Maroc demeure un partenaire de premier plan et un vecteur essentiel de stabilité pour la région, précisant que ces projets marquent l’entrée dans une phase d’investissements à fort impact social et économique, lit-on dans Finances News.
De son côté, Nadia Fettah a rappelé que cette coopération, forte de 50 années d’histoire, s’inscrit dans la trajectoire d’émergence du pays sous l’impulsion royale, en délaissant la logique du projet par projet au profit d’un co-développement durable. Ce partenariat renouvelé ambitionne non seulement d’améliorer la mobilité quotidienne des citoyens et la compétitivité des entreprises marocaines, mais également de consolider les corridors économiques reliant l’Europe au continent africain.




